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Jean-François Copé mise sur la pédagogie pour faire gagner Nicolas Sarkozy

L’UMP a tenu, mercredi 25 janvier, sa troisième réunion thématique "Pour un nouveau patriotisme économique". L’occasion d’une petite séance de PE-DA-GO-GIE avec en préambule un cinglant réquisitoire contre le rival, François Hollande.
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Jean-François Copé prononce un discours devant les cadres de l'UMP, à Paris, le 26 novembre 2011. (AFP - Pierre Verdy)

L'UMP a tenu, mercredi 25 janvier, sa troisième réunion thématique "Pour un nouveau patriotisme économique". L'occasion d'une petite séance de PE-DA-GO-GIE avec en préambule un cinglant réquisitoire contre le rival, François Hollande.

Les jours se suivent et se ressemblent. Après quelques heures de flottement, les caciques de l'UMP se sont vite ressaisis.

Pas question de laisser infuser l'idée selon laquelle la prestation du candidat socialiste, François Hollande, au Bourget, était plutôt réussie. Pas question, non plus, de laisser planer le doute quant aux chances de victoire du Président sortant et très probable candidat, Nicolas Sarkozy, dans les rangs de la majorité.

Après plusieurs interventions dans les médias lundi et mardi, puis le couplet entonné mercredi matin par le vice-président du conseil national de l'UMP, Brice Hortefeux, sur RTL, le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, a réitéré quelques heures plus tard, au siège de l'UMP.

Entre plan stratégique et plan de bataille

D'un ton assuré, et le verbe incisif, Jean-François Copé a ouvert la séance. Une intervention d'une quinzaine de minutes pour présenter le plan stratégique et son pendant, le plan de bataille.

Ils se résument en deux axes : faire prendre conscience aux Français de la réalité du monde d'aujourd'hui et faire contraste avec le discours de François Hollande.

Pour ce qui est du second point, l'argumentaire est rodé depuis 48 heures. La prestation de François Hollande ? "Une caricature des discours franco-français totalement déconnectée de la réalité du monde d'aujourd'hui" ou encore "la France ne peut pas se payer le luxe d'avoir à sa tête un dirigeant aussi inconscient des réalités des enjeux du monde".

"Il faut faire de la pédagogie", a insisté M. Copé, comme un mantra, soulignant que "les mois de janvier des périodes électorales sont toujours les mêmes et ne font jamais les résultats du mois de mai".

D'où la consigne : "une seule chose doit compter : faire campagne, expliquer, dialoguer avec les Français et les aider à prendre la mesure des enjeux d'aujourd'hui qui sont tellement considérables qu'il nous faut évidemment poursuivre, au service de notre pays, avec Nicolas Sarkozy.

Notre vocation : "dire la vérité aux Français"

"Cette crise n'est pas une crise conjoncturelle. Il ne s'agit pas de l'éclatement d'une bulle internet comme ce fut le cas à la fin des années 90, ou même d'une simple bulle financière comme on l'a vu en 2008, il s'agit en réalité d'une crise qui va nous amener à changer d'époque", a expliqué M. Copé.

Et de poursuivre : "cette crise n'est pas une crise de l'euro, c'est une crise des dettes publiques". Qui proviennent d'où ? "D'un modèle qui pendant des années à été adossé sur l'idée que la dépense publique pouvait stimuler à l'infini la croissance".

"Or, s'il est vrai que la dépense publique peut être un stimulant pour la croissance, il y a une condition pour que cela ne casse pas la croissance, c'est qu'elle ne génère pas des déficits qu'on ne peut plus absorber. Or les déficits aujourd'hui on ne peut plus les absorber", selon M. Copé.

"Tout l'enjeu pour nous est d'inviter les Français à en prendre pleinement conscience", a-t-il insisté.

Le cœur du projet économique de l'UMP : la réindustrialisation

Pour "faire contraste", M. Copé a aussi répété : "notre adversaire, c'est le chômage" et "pas la finance", allusion aux propos dominicaux du candidat socialiste.

Puis le député de Meaux a présenté "le cœur du projet de l'UMP du point de vue économique" : "la réindustrialisation de la France mais l'industrie au sens étymologique qui inclut les services, l'agriculture et tout ce qui fait l'excellence française".

Et pour le patron de la majorité, cela passe par trois voies : "l'innovation, l'investissement et l'exportation". Reste que "cela n'a de sens que si l'on a une réflexion européenne", a-t-il conclu.

L'Europe, tiens, tiens... Et si c'est de ce côté-là que se situait la planche de salut de Nicolas Sarkozy.

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