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Jean-Claude Mailly reproche aux partis de faire du "marketing politique"

Le secrétaire général de Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly, a qualifié, mercredi 24 avril, de "marketing politique" l'attitude des deux candidats et des partis politiques à l'égard du 1er mai.
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Jean-Claude Mailly arrive à l'Elysée, le 18 janvier 2012. (AFP - Lionel Bonaventure)

Le secrétaire général de Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly, a qualifié, mercredi 24 avril, de "marketing politique" l'attitude des deux candidats et des partis politiques à l'égard du 1er mai.

Fort embouteillage en perspective le 1er mai sur les pavés parisiens.

Quatre des dix candidats à la présidentielle, dont les deux finalistes, ont lancé un appel à la mobilisation. Si le 1er mai est un jour habituel de défilés pour les syndicats et le Front national, ce n'est pas le cas pour les autres partis politiques.

De quoi susciter l'ire du secrétaire général de Force Ouvrière (FO), Jean-Claude Mailly.

"On est dans la récupération politique"

Interrogé sur l'inflation des rassemblements en perspective le 1er mai, M. Mailly a répondu sur France Info : "On est en plein marketing politique du côté des deux candidats et des partis politiques".

"Le 1er mai, ce n'est pas la fête du travail, c'est Pétain qui a inventé ça, le 1er mai c'est une journée internationale de solidarité et de revendications en France et dans tous les pays du monde", a-t-il souligné. "On est dans la récupération politique".

Et d'ajouter : "Plutôt que de faire du marketing politique ou du storytelling comme on dit maintenant, ils feraient bien de répondre aux vrais problèmes d'emploi, de pouvoir d'achat, de mondialisation", a avancé le responsable syndical.

A chacun sa mission

"Dans une démocratie, les syndicats ont un rôle différent des partis", affirme M. Mailly.

Au-delà de ce rappel fonctionnel, le leader syndical a porté un jugement sévère sur les propos du chef de l'Etat : "taper sur les corps intermédiaires ou les organisations syndicales, c'est un problème démocratique", a-t-il affirmé.

Pour le leader de FO, "on ne peut pas dire à la fois, 'nous allons discuter et négocier avec vous' et laisser entendre 'si vous n'êtes pas d'accord, on fera un référendum pour vous court-circuiter'".

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