VIDEO. Terrorisme : "La bataille contre la bête immonde n'est pas gagnée", met en garde Gérald Darmanin

Le ministre de l'Intérieur estime sur France Inter que la menace terroriste est toujours présente en France. Gérald Darmanin indique que des "moyens considérables" sont mis en place par la police pour protéger le procès des attentats de janvier 2015.

RADIO FRANCE / FRANCE INTER

"La bataille contre la bête immonde n'est pas gagnée", prévient Gérald Darmanin, invité de France Inter mercredi 23 septembre. En plein procès des attentats de janvier 2015 à Paris, le ministre de l'Intérieur estime que la menace terroriste est toujours présente et "qu'elle a un nom, c'est celui de l'islam radical".

"J'ai demandé qu'on puisse réévaluer les menaces qui pèsent sur les journalistes et sur les collaborateurs de Charlie Hebdo. J'ai d'ailleurs appelé le directeur de publication pour lui dire", indique Gérald Darmanin, alors que la DRH du journal satirique a dû déménager il y a quelques jours. "La police met des moyens considérables pour protéger le procès et d'ailleurs, les magistrats."

Pour le ministre de l'Intérieur, "ces menaces, ce sont celles du terrorisme islamiste, de gens qui continuent à vouloir tuer l'identité de la France, sa liberté d'expression, sa liberté de caricaturer, sa liberté de choquer".

8 500 personnes suivies par les renseignements

"Je voudrais redire à votre antenne que la bataille contre la bête immonde n'est pas gagnée et que nous devons absolument condamner tous ceux qui utilisent des 'mais' dans leur phrase pour dire "oui, c'est vrai qu'on peut condamner telle ou telle mort, mais..." Non, il n'y a pas de 'mais', même quand on est pas d'accord", ajoute Gérald Darmanin.

Interrogé sur la menace terroriste, le ministre de l'Intérieur estime que les actions de la France et ses alliés "sur les territoires extérieurs, limitent, cela ne veut pas dire empêchent, les attentats projetés." Mais il alerte sur "une menace endogène, une menace de l'ennemi de l'intérieur. Nous avons beaucoup de gens, j'ai dit qu'il y avait 8 500 personnes suivies dans les fichiers du renseignement intérieur, qui, potentiellement, sont particulièrement dangereux et peuvent commettre des attentats. Cette menace, elle est extrêmement forte et elle a un nom, c'est celui de l'islam radical."

Le minstre de l\'Intérieur Gérald Darmanin lors de son discours sur l\'état de la menace terroriste à la Direction générale de la sécurité intérieur (DGSI), le 31 août 2020. 
Le minstre de l'Intérieur Gérald Darmanin lors de son discours sur l'état de la menace terroriste à la Direction générale de la sécurité intérieur (DGSI), le 31 août 2020.  (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)