Un an après l'arrêt de la centrale nucléaire de Fessenheim, les élus attendent encore les compensations promises par le gouvernement

Selon les élus locaux, l'Etat "abandonne" le territoire de Fessenheim (Haut-Rhin) où la plus ancienne centrale nucléaire française a été mise à l'arrêt en 2020, rapporte France Bleu Alsace.

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avec France Bleu Alsace - franceinfo
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Vue de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) depuis le grand canal d'Alsace, 12 février 2020. (PATRICK GENTHON / RADIOFRANCE)

Un an après l'arrêt du premier réacteur de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), les élus attendent encore les compensations financières et fiscales promises par le gouvernement, rapporte France Bleu Alsace vendredi 19 février.

En signe de protestation, tous les maires du secteur vont déployer ces prochains jours une banderole sur le fronton de leur mairie indiquant : "Macron au secours, prélèvement FNGIR = Faillite du territoire."

Au cœur de l'affaire : le règlement du dossier du Fonds national de garantie individuelle des ressources (FNGIR). Il s'agit d'un fonds que les communes devront alimenter après 2023 alors qu'elles n'auront plus les retombées fiscales de la centrale nucléaire, s'inquiète le maire de Fessenheim, Claude Brender.

L'arrêt du premier réacteur, suivi en juin 2020 par le second, a marqué la fin définitive de la production d'électricité par la centrale nucléaire. Cela représente un bouleversement économique pour ce bassin d'emploi. Des aides financières devaient aider à la reconversion des salariés.

Mais selon le député Les Républicains de la circonscription, Raphaël Schellenberger, "l'Etat a fermé la centrale et abandonne le territoire sur tous les plans". Il appelle à la mobilisation de tous les élus.

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