"Pour l'instant, on a l'écologie du rien", mais "j'applaudirai des deux mains" si le gouvernement va dans le bon sens, affirme David Cormand

"C'est curieux d'opposer la question de la croissance et la question de l'écologie", a déploré l'eurodéputé EELV à propos du gouvernement.

David Cormand, député européen, lors d\'un congrès fédéral d\'Europe Ecologie-Les Verts à Saint-Denis (photo d\'illustration).
David Cormand, député européen, lors d'un congrès fédéral d'Europe Ecologie-Les Verts à Saint-Denis (photo d'illustration). (OLIVIER CORSAN / MAXPPP)

"Pour l'instant, on a l'écologie du rien, parce que le bilan de l'écologie pour ce gouvernement, il est quand même très faible", a jugé sur franceinfo jeudi 16 juillet David Cormand, député européen Europe Ecologie-Les Verts. L'eurodéputé faisait référence à la formule du président de la République, qui souhaite "une écologie du mieux" en opposition à "une écologie du moins".

"Aujourd'hui, dire 'je suis pour une écologie, mais sans toucher au culte de la croissance', je pense que c'est une erreur", a-t-il indiqué. "C'est curieux d'opposer la question de la croissance et la question de l'écologie", selon lui, parce que "la décroissance des rejets de gaz à effet de serre, j'espère qu'on est tous pour. La décroissance du plastique dans les océans, j'espère qu'on est tous pour. La décroissance de l'air pollué, j'espère qu'on est tous pour".

Être "le premier proposant"

Il a par ailleurs jugé "incohérentes" les annonces de Jean Castex, qui propose un plan de relance de "40 milliards pour l'économie classique" et de "20 milliards pour l'écologie". "On comprend bien que, si vous faites 20 milliards pour l'écologie, mais qu'en même temps, vous faites 40 milliards pour le modèle actuel, tout ça est incohérent", selon David Cormand.

Le député européen évoque néanmoins "des annonces intéressantes". Il salue le fait que le gouvernement reprenne certaines propositions de la convention citoyenne pour le climat, même si la convention "avait proposé non pas un moratoire, mais l'arrêt des centres commerciaux". "On a peu de temps pour agir, et donc tout ce qui pourrait être bon à prendre et qui ira dans le bon sens, moi, j'applaudirai des deux mains", indique-t-il, car "je ne veux pas être le premier opposant, je veux être le premier proposant."