Offensive de Veolia sur Suez: Jean Castex demande "que les discussions se poursuivent"

Le Premier ministre Jean Castex a appelé mardi Veolia et Suez à poursuivre et approfondir leurs discussions.

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Jean Castex, à l'Assemblée nationale, mardi 6 octobre. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)

L'offre de rachat de Veolia sur Suez s'est invitée à l'Assemblée nationale, ce mardi 6 octobre. "Nous demandons à ce que ces discussions se poursuivent pour atteindre le respect clair et net des objectifs que nous avons fixés", a affirmé Jean Castex en réponse à une question de la députée socialiste Valérie Rabault. Cette dernière qualifiait de "honte" la "mise en minorité" de l'Etat lors du conseil d'administration d'Engie.

L'Etat a "exprimé par son vote au conseil d'administration d'Engie la position qui est toujours la sienne depuis le début de ce dossier", a répondu le chef du gouvernement.

Le gouvernement a quatre exigences sur ce dossier

Il a énuméré les quatre exigences du gouvernement: la sauvegarde de l'emploi, celle aussi "d'une logique industrielle", "le respect des règles de concurrence pour le marché de l'eau et de l'assainissement dans les collectivités territoriales" et finalement "le respect des règles de souveraineté pour que ce segment stratégique demeure sous pavillon national".

Ces explications n'ont pas convaincu Valérie Rabault: "L'Etat a été mis en minorité. C'est une première dans l'histoire de la Ve République", a-t-elle affirmé. "Se faire respecter, passe par des actes".

Lundi soir, le conseil d'administration d'Engie, actionnaire principal de Suez, a décidé d'accepter l'offre de Veolia, qui expirait à minuit, et de lui vendre l'essentiel de ses parts dans son concurrent Suez pour 3,4 milliards d'euros, passant outre l'opposition de l'Etat, qui détient 22% d'Engie.

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