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Interdiction des "gaz hilarants" : "Un vrai sujet de santé publique et d'ordre public" pour le maire LR de Brunoy Bruno Gallier

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a annoncé vouloir interdir la vente de capsules de protoxyde d'azote, de plus en plus utilisées par les adolescents comme gaz hilarant. "C'est une satisfaction", réagit le maire de Brunoy (Essonne) Bruno Gallier. 

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Radio France
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Comme ici à Carcassonne, des petites fioles de protoxyde d'azote se retrouvent à même le sol à Brunoy dans l'Essonne. Photo d'illustration. (NATHALIE AMEN VALS / MAXPPP)

Le gouvernement envisage d'interdire le protoxyde d'azote, utilisé par certains comme euphorisant. La consommation des "gaz hilarants" inquiète de plus en plus. A Brunoy, dans l'Essonne, le maire a déjà fait interdire la vente de protoxyde d'azote aux mineurs depuis le mois de juin. "C'est un enjeu de santé public, il y a sans doute un effort de prévention à faire", a estimé lundi 7 septembre sur franceinfo Bruno Gallier, le maire LR de la ville.

franceinfo : Il y avait une forte consommation dans votre ville ?

Bruno GallierIl y a une réalité de terrain, il suffit de se promener sur l'espace urbain pour découvrir ces petites fioles. Donc, il y a un vrai sujet de santé publique et d'ordre public. C'est pour ça que j'ai souhaité passer un arrêté pour prescrire une interdiction de vente de cette substance aux mineurs. C'est un enjeu de santé public parce que ce produit a un certain nombre d'effets très néfastes sur la santé du consommateur. Comme il est très désinhibant pour ceux qui en prennent c'est aussi parfois un problème de sûreté publique.

Est-ce que cette interdiction a eu des effets ?

C'est toujours délicat puisque ces ventes ne s'opèrent pas forcément directement sur les mineurs, elles passent par des plateformes internet. L'interdiction strictement aux mineurs peut être pénalisée mais je pense que le problème est plus général et d'autant plus complexe à régler. Sur ma ville, il n'est pas possible de verbaliser puisque mon arrêté n'a pas été validé parce qu'il était trop général.

Etes-vous satisfait que le gouvernement se saisisse du sujet ?

Je suis très satisfait parce que les choses vont dans le bon sens, c'est malgré tout une prise de conscience un peu tardive mais le résultat est là. Il était largement temps parce que sur ce genre de sujet vous pouvez agir sur votre commune, mais je pense que le sujet est d'ordre national et qu'il doit être traité à ce niveau-là. Donc, c'est une satisfaction. Il reste à voir de quelles façons précisément les choses peuvent s'organiser, au-delà du discours, quelles mesures concrètes vont être prises, quelles mesures de prévention vont être mises en œuvre.

Que souhaiteriez-vous ?

Je pense qu'il faut questionner le produit lui-même. Est-ce qu'il est amendable, transformable ? L'usage culinaire fait qu'aujourd'hui c'est un produit que l'on trouve de manière assez généralisé. Je pense qu'il y a d'abord une action sur le produit et ensuite voir de quelle façon on peut sans doute limiter de façon drastique les achats de ce genre de produits. Il y a sans doute un effort de prévention à faire. Les choses ne se passent pas uniquement sur le champ du répressif.

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