Accusation de viol : "La victime, c'est moi", répond Gérald Darmanin, qui dénonce une "calomnie"

"Je suis à la disposition de la justice", a répété le ministre de l'Intérieur dans un entretien à l'hebdomadaire "Le Point".

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Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, à la sortie du Conseil des ministres, le 15 juillet 2020. (NICHOLAS ORCHARD / HANS LUCAS / AFP)

Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, visé par une plainte pour viol et dont la nomination suscite la colère des féministes, a estimé qu'il était la "victime" de ce qu'il qualifie de "calomnie" dans un entretien au Point (article payant) mis en ligne mercredi 5 août. "C'est difficile à vivre. Mais je n'ai pas le droit de me plaindre", ajoute l'ancien ministre des Comptes publics.

La victime dans cette histoire, c'est moi. C'est moi dont on salit le nom. C'est à moi qu'on prête des comportements que je n'ai jamais eus.

Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur

au "Point"

Gérald Darmanin a été accusé en 2017 de viol par une femme, Sophie Patterson-Spatz, qui l'avait sollicité en 2009 lorsqu'il était chargé de mission à l'UMP (devenu Les Républicains) pour faire annuler une condamnation pour chantage et appels malveillants à l'égard d'un ex-compagnon. Selon elle, Gérald Darmanin lui aurait fait miroiter son appui et elle se serait sentie contrainte de "passer à la casserole", ainsi qu'elle l'a expliqué aux enquêteurs. Gérald Darmanin a reconnu avoir eu une relation sexuelle avec cette femme mais, selon lui, librement consentie.

>> "Présomption d'innocence" contre "principe de précaution" : pourquoi la nomination de Gérald Darmanin divise-t-elle autant ?

Classée sans suite dans un premier temps, la procédure a été relancée par la cour d'appel de Paris qui a demandé début juin de nouvelles investigations. "Je suis à la disposition de la justice", répète le ministre dans l'entretien. Il dit voir dans cette affaire un "passage initiatique pour ceux qui dérangent quand on fait de la politique nationale".

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