Ces politiques ont marqué 2020 et compteront en 2021 : Jean Castex, Premier ministre

Toute la semaine, franceinfo vous propose une série de portraits des personnalités politiques de l'année 2020 avec qui il faudra compter en 2021. Aujourd'hui, le Premier ministre.

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Édité par Noémie Bonnin - Benjamin Mathieu
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Le Premier ministre Jean Castex, à Paris, le 3 décembre 2020. (BENOIT TESSIER / POOL / AFP)

Sacré année pour Jean Castex : en avril, Edouard Philippe lui demande de préparer le déconfinement, début juin sa mission est terminée, le 3 juillet il lui succède et devient Premier ministre. Le 17 décembre, il se confine à Matignon pour la deuxième fois, cas contact d'Emmanuel Macron déclaré positif au cornonavirus. Une année bien résumée par ses propres mots : "Mes chers concitoyens, décidément, cette année 2020 aura été éprouvante pour nous tous. Je sais votre lassitude, vos doutes, vos souffrances. Je les partage."

Dans son entourage, on le présente comme le "haut fonctionnaire de la France d'en bas". Roselyne Bachelot le connaît depuis longtemps, quand il était secrétaire général adjoint de l'Élysée sous Nicolas Sarkozy, et elle ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale. Pour l'actuelle ministre de la Culture, c'est l'homme de la situation : "Ce qui me frappe chez Jean Castex, c'est son sang-froid, glisse Roselyne Bachelot. Je pense que c'est la qualité majeure pour affronter des crises. Jean Castex est un homme qui est entièrement consacré à sa tâche."

Un manque d'autorité ?

Au moment de sa nomination, ceux qui le connaissent étaient unanimes, même à gauche. Anne Hidalgo, la maire de Paris, le tutoie et l'apprécie. Mais rapidement, dans son gouvernement, certains ministres évoquent en privé un manque d'autorité. Complètement faux, pour Roselyne Bachelot : "Il arrive finalement assez bien à concilier deux choses : avoir de l'autorité et le rappeler au moment opportun, mais aussi de laisser, d'une certaine façon, ses ministres exister."

"À un moment c'est lui qui prend les décisions et sa main ne tremble pas."

Roselyne Bachelot

à franceinfo

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, en profite pour exister, avec la loi de sécurité globale. Le Premier ministre commet une boulette auprès de sa majorité quand il propose fin novembre à une commission de réécrire le fameux article 24. Affaire désormais enterrée, pour Pieyre-Alexandre Anglade, porte-parole du groupe La République en marche à l'Assemblée. "Il n'y a pas eu de maladresse, il y a eu un malentendu sur les objectifs de la commission. Le groupe majoritaire a dit très clairement quelle était sa position sur le sujet, le Premier ministre a très rapidement rectifié le tir, et ça a été très bien reçu ici."

De gros défis pour 2021

2021 va fortement ressembler à cette triste année : gestion de la crise sanitaire, économique et la sécurité. Dès janvier, la parlement va examiner la projet de loi confortant le respect des principes de la république. A-t-il les épaules pour résister ? Hermeline Malherbe, la présidente socialiste des Pyrénées-Orientales, qui le connaît bien, en doute. "Un haut fonctionnaire, un bon haut fonctionnaire, parce que je pense qu'il n'est pas mauvais effectivement, ne fait pas forcément un bon Premier ministre. Quand on est Premier ministre, il y a cette dimension politique qui est très importante. Et là, on a cette sensation d'exécutant de décisions du président de la République."

Ultime épreuve et pas des moindres, l'organisation d'une campagne vaccinale sans précédents. 2021 pour le Premier ministre, c'est un peu les 12 travaux de Castérix.

Ces politiques ont marqué 2020 et compteront en 2021 : Jean Castex
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