Mort de Jacques Chirac : Line Renaud est "bouleversée, ravagée"

Après la mort de Jacques Chirac jeudi, la chanteuse et actrice Line Renaud confie à franceinfo sa tristesse.

La chanteuse et coméienne Line Renaud s\'entretient avec le président Jacques Chirac, lors de l\'inauguration d\'une place portant le nom de son mari, le 1er juillet 2005, à Paris.
La chanteuse et coméienne Line Renaud s'entretient avec le président Jacques Chirac, lors de l'inauguration d'une place portant le nom de son mari, le 1er juillet 2005, à Paris. (BERTRAND GUAY / AFP)

"Je suis bouleversée, je suis ravagée", a réagi sur franceinfo son amie Line Renaud jeudi 26 septembre, après la mort de Jacques Chirac. "On a beau savoir que ça arrive, c'est très dur. C'est comme si je perdais un frère." 

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franceinfo : À quand remonte votre première rencontre avec Jacques Chirac ?

Line Renaud : Elle date de 1975. Je faisais partie du RPR (Rassemblement pour la République). J'étais au conseil national du RPR sans savoir ce qu'il s'y passait. Je suis arrivée, j'ai écouté Jacques Chirac par hasard et je l'ai suivi par conviction. J'ai bien fait de le suivre.

Quel homme était-il ?

J'ai rencontré un homme remarquable, un grand Français : il aimait la France par-dessus tout. Il aimait être avec les Français, boire un verre avec eux. Il n'aimait pas les mondanités. Le Salon de l'agriculture était attendu par lui, tellement attendu, il y restait des heures. Il était bien avec les paysans, à leur parler, boire un bock de bière avec eux. C'était ça, Chirac.

Comment était-il avec vous ?

Jacques était pudique, il avait des pudeurs naturelles, mais avec nous, on s'amusait bien et il oubliait sa pudeur. Il était très sincère en amitié. Il était authentique. J'étais proche de lui, mais il avait des jardins secrets. Quand il m'a confié sa fille, c'était pour les Jeux Olympiques de 1984, j'étais à Los Angeles. Il le savait et il m'a demandé s'il pouvait me laisser Claude un mois de plus. J'ai donc eu Claude à mes côtés pendant un mois. Je jouais enfin à la maman. Cela nous a rapproché complètement, à la fois de Claude et de Bernadette, et c'est à partir de 1984 que c'est devenue presque une histoire de famille.