Mort de Jacques Chirac : les déboires judiciaires de l'ancien président

Son image d'homme d'État a été abîmée par plusieurs affaires judiciaires qui ont émaillé sa carrière politique. En 2011, il a été condamné dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris et c'est une première pour un ancien président de la République.

FRANCE 3

Pendant vingt ans, les affaires judiciaires ont empoisonné la vie de Jacques Chirac. En 1998, alors qu'il est président de la République depuis trois ans, il est rattrapé par son passé à la mairie de Paris et à la tête du Rassemblement pour la République (RPR). Emplois fictifs, financement occulte des partis... il est visé par plusieurs enquêtes judiciaires. Il échappe à toutes poursuites pénales grâce à son immunité présidentielle. Rien ne l'atteint, pas même la publication d'une cassette posthume en 2000 du promoteur Jean-Claude Méry.

"Une histoire abracadabrantesque"

Des accusations qu'il résume en un mot : "Une histoire abracadabrantesque". En 2007, les choses changent : il quitte l'Élysée et redevient un citoyen ordinaire. Alors la machine judiciaire se remet en marche. Et en 2011, il est renvoyé devant un tribunal pour détournement de fonds publics et abus de confiance dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris.

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Jacques Chirac en septembre 2009.
Jacques Chirac en septembre 2009. (THOMAS BREGARDIS / AFP)