"Chirac, un homme bon vivant, solitaire et secret"

Selon Jean-Luc Barré, biographe de Jacques Chirac, l’ancien président était un homme paradoxal, extraverti mais discret, à la fois heureux mais solitaire.

Franceinfo

C’était un homme très grand [1,89m, NDLR] mais il ne cherchait jamais à vous écraser par sa taille. Il donnait ce sentiment d’une grande proximité, et il me laissera un souvenir durable, presque, entre guillemets, comme un père”, commence Jean-Luc Barré, biographe de Jacques Chirac. Poursuivant son récit de ses années aux côtés de Jacques Chirac, l’écrivain et éditeur revient sur les “contrastes” entre la vie “dynamique” de Chirac et ses dernières années discrètes, retirées : “On ne le voyait quasiment plus, je ne suis pas certain qu’il reconnaissait encore les gens. Mais il s'intéressait plus aux maladies des autres qu’à la sienne”.

“Mourir comme un chêne foudroyé”

Bernadette me racontait que Jacques était convaincu qu’il finirait par ‘mourir comme mon père, d’un coup, comme un chêne foudroyé’”, précise encore Jean-Luc Barré. Sans se douter que ses dernières années seraient celles d’un long déclin, “à la fois lent et rapide”. Mais le malheur de Chirac, c’était sa fille anorexique Laurence, qui vivait quasiment recluse dans une petite maison du domaine de Bity (Corrèze). “En 2013, je le voyais parfois partir seul vers une maison, isolée. Je me demandais ce qu’il faisait, alors je finis par lui demander. Et il me répondit : ‘c’est là qu’est Laurence’, que je ne voyais jamais. Sa solitude lui était parfois douloureuse”, témoigne encore l’écrivain et éditeur.

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Jacques Chirac, le 8 mai 2007, lors d\'une cérémonie sur les Champs-Elysées à Paris. 
Jacques Chirac, le 8 mai 2007, lors d'une cérémonie sur les Champs-Elysées à Paris.  (PATRICK KOVARIK / AFP POOL)