VIDEO. Intermittents du spectacle : le conflit menace les festivals de l'été

Le 28e Printemps des comédiens à Montpellier est paralysé par une grève des intermittents depuis son ouverture, mardi 3 juin.

VERONIQUE GAGLIONE, SYLVAIN DAUBA et VALERY LEROUGE - FRANCE 2

Les intermittents du spectacle ne désarment pas contre la nouvelle convention d'assurance-chômage qui les concerne. Le 28e Printemps des comédiens à Montpellier (Hérault) est paralysé par une grève reconduite depuis son ouverture, mardi 3 juin.

Le personnel salarié et les équipes artistiques ont voté à 86% pour la poursuite du mouvement, entraînant l'annulation de cinq nouveaux spectacles, selon les organisateurs de ce premier grand festival de la saison. Un médiateur, le député PS Jean-Patrick Gille, est nommé par le gouvernement pour ouvrir le dialogue avec les protestataires face à la menace d'un été sans festival.

Un conflit qui intéresse les 254 000 personnes

Les intermittents reprochent au nouvel accord de durcir leurs conditions d'indemnisation, avec notamment un "différé d'indemnisation" (délai avant de toucher les prestations) touchant désormais 48% d'entre eux, au lieu de 9% auparavant. Ils dénoncent également une négociation "déloyale" qui n'a tenu aucun compte des propositions du Comité de suivi, formé de représentants de la profession et de parlementaires. France 2 fait le point sur ce conflit qui intéresse les 254 000 personnes inscrites à ce régime d'assurance-chômage.

8 juin 2014 , les portes du 28e Printemps des Comédiens à Montpellier (Hérault)
8 juin 2014 , les portes du 28e Printemps des Comédiens à Montpellier (Hérault) (CITIZENSIDE/JEAN-MICHEL CEAS / AFP)