Intermittents : salariés et employeurs du spectacle trouvent un accord sur l'assurance chômage

Cet accord intervient après plusieurs semaines d'âpres discussions et alors que des intermittents occupent des théâtres dans toute la France.

Des intermittents au balcon de la Comédie française, à Paris, le 27 avril 2016.
Des intermittents au balcon de la Comédie française, à Paris, le 27 avril 2016. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / ANADOLU AGENCY / AFP)

Il a fallu dix heures de négociations. Les organisations de salariés et d'employeurs du spectacle ont trouvé un accord, dans la nuit du mercredi 27 au jeudi 28 avril, sur le régime d'assurance chômage spécifique aux intermittents, à l'origine d'un mouvement d'occupations de théâtres en France. Pour l'instant, aucune information n'a été communiquée sur l'éventuelle levée des blocages.

L'accord intervient après plusieurs semaines d'âpres discussions entre les partenaires sociaux qui négociaient, pour la première fois au sein du secteur, leurs règles spécifiques d'indemnisation d'assurance chômage. "Il comporte des avancées importantes", a déclaré Denis Gravouil, secrétaire général de la CGT Spectacle. Selon une source patronale, il s'agit d'un "accord acceptable (...) avec de nettes améliorations pour la protection des travailleurs et des efforts réciproques".

Un accord qui doit être approuvé par l'Unédic

Parmi les principaux points actés dans cet accord figurent, selon la CGT, l'ouverture des droits à l'indemnisation aussi bien pour les artistes que pour les techniciens, à partir de 507 heures travaillées sur 12 mois. L'accord prévoit aussi un retour à une date anniversaire pour le calcul des droits des intermittents, un système plus avantageux que l'actuel dispositif "glissant", instauré en 2003.

"L'accord prévoit une hausse des cotisations patronales et aussi un effort côté salariés", indique encore une source patronale. "C'est un accord important mais en même temps tout n'est pas résolu car c'est un accord de branche et il faudra encore qu'il franchisse l'étape interprofessionnelle de l'Unédic", explique une source proche du dossier.