Indignation après les propos "aux relents racistes" de Gérard Longuet

Le numéro 2 du Parti socialiste Harlem Désir dénonce les propos "aux relents racistes" de Gérard Longuet. Ce dernier estimait que Malek Boutih n’était "pas le bon personnage" pour présider la Halde, la Haute autorité de lutte contre les discriminations. Dans "Questions d'info" sur LCP et France Info il a expliqué lui préférer un représentant du "corps français traditionnel".

(Radio France © France Info)

Gérard Longuet chef de file des sénateurs UMP est revenu dans "Questions d’info" sur LCP et France info sur la possible nomination de Malek Boutih à la présidence de la Halde, la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité. "C’est un homme de grande qualité mais ce n’est pas le bon personnage " pour succéder à Louis Schweitzer a-t-il expliqué.

Malek Boutih, ancien président de SOS Racisme est désormais membre de la direction nationale du Parti socialiste. Son nom circule avec insistance pour prendre la tête de la Halde. Pour Gérard Longuet il vaut mieux un " symbole du corps français traditionnel " à la tête de cette institution chargée de lutter contre les discriminations. Selon le sénateur UMP "Schweitzer c’est parfait, un vieux protestant parfait"

Des propos condamnés immédiatement par Harlem Désir. Le numéro 2 du Parti socialiste dénonce "plus qu'un dérapage, une véritable théorie raciale totalement contraire à l'idée de la Nation républicaine et à l'égalité des droits entre les citoyens de toutes origines".

Autre réaction d'indignation, celle de SOS racisme. "La vision véhiculée par M. Longuet qui qualifie M. Boutih d'extérieur à la France, montre la conception ethnique qu'il s'en fait et qui rappelle la France de Maurras en contradiction avec la France républicaine qu'il est censé incarner."

De son côté l'UMP prend ses distances avec Gérard Longuet. Ces propos n'engagent que lui-même estime le porte-parole du parti Dominique Paillé

Quelques heures plus tard Gérard longuet est revenu sur cette interview dans un communiqué. Il "souhaite que le futur président de la Halde ne soit pas d’abord un militant politique mais bien une personnalité exemplaire de mesure et de sérénité au regard des changements de la société française enregistrés depuis plusieurs générations déjà".

Louis Schweitzer a quitté la présidence de la Halde lundi. Lors de sa dernière intervention vendredi il a rappelé que le principal facteur de discrimination restait l'origine.