Cet article date de plus de neuf ans.

Hollande : "je n'ai pas besoin, moi, de dénigrer"

François Hollande a assuré jeudi sur Europe 1 qu'il n'avait "pas besoin de dénigrer" ou "dévaluer" dans le cadre de la campagne pour le 2nd tour de la primaire socialiste, une attitude opposée implicitement à celle de son adversaire, Martine Aubry
Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
François Hollande au micro d'Europe 1 (AFP)

François Hollande a assuré jeudi sur Europe 1 qu'il n'avait "pas besoin de dénigrer" ou "dévaluer" dans le cadre de la campagne pour le 2nd tour de la primaire socialiste, une attitude opposée implicitement à celle de son adversaire, Martine Aubry

"Je ne veux pas être dans la dévalorisation, je n'ai pas besoin, moi, de dénigrer, de dévaluer, de dénoncer", a dit le député de Corrèze, accusé de "flou" par la maire de Lille.
"Ce qui fait la différence" avec Martine Aubry, a-t-il plaidé, "c'est que moi je cherche à chaque fois sur une ligne cohérente à rassembler, je ne fais jamais rien qui puisse heurter, diviser dans mon camp, parce que mon seul adversaire, c'est Nicolas Sarkozy - et je n'oublie pas Marine Le Pen". "Il n'y pas ici les flous et les clairs. Il y a ceux qui peuvent, celui qui pourra, donner un projet à la France", a souligné François Hollande.

Réagissant à l'expression "gauche molle" lancée par Martine aubry lors d'un précédent débat, l'élu de Corrèze, favori du second tour de la primaire affirme : "je ne veux pas tomber dans ces caricatures, il n'y a pas des durs et des mous. La gauche n'a à être ni sectaire ni fragile, mais être elle-même".

Voir la video

Revenant sur le débat qui l'a opposé mercredi soir sur France 2, le finaliste de la primaire socialiste a expliqué son calme vis-à-vis de sa contradictrice : "on devait donner la meilleure image qui convenait dans cette période. Nous sommes en concurrence, et ce n'est pas une compétition mineure, mais la confrontation ne devait pas à mes yeux être un combat".

"Je n'ai rien senti"
En cas de victoire dimanche, quel rôle proposerait-il à Martine Aubry, lui demande-t-on. La réponse fuse, un peu vache malgré tout ce qui précède : "elle est première secrétaire du PS, elle sera première secrétaire du Parti socialiste, elle fera la campagne comme première secrétaire". Même si elle a essayé de "vous empapaouter", lui demande-t-on encore en riant et en reprenant un mot lancé par la maire de Lille la veille dans le débat audiovisuel ? "Je n'ai rien senti...", a glissé M. Hollande.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.