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Hollande conforté par la BCE sur la croissance

Alors que le patron de la BCE se prononce pour la première pour un "pacte de croissance" en Europe, François Hollande annonce une initiative européenne en faveur de la croissance s'il accède à l'Elysée.
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Radio France
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Franceinfo (Franceinfo)

François Hollande martèle depuis des mois que s'il est élu président de la République, il renégociera le pacte budgétaire européen conclu en début d'année dans un sens plus favorable à plus de croissance.

Le coup de pouce de la BCE

Quelques heures seulement avant sa grande conférence de presse de l'entre-deux tours, le candidat socialiste a reçu aujourd'hui le soutien bienvenu du président de la Banque centrale européenne. Mario Draghi a réclamé "un pacte de croissance" européen devant des députés européens. Avant d'ajouter toutefois que même si "les réformes structurelles [...] "font mal ", elles doivent être poursuivies pour l'avenir.

Satisfaction

Il n'en reste pas moins que François Hollande a pu se réjouir devant les journalistes en affirmant que la déclaration de Mario Draghi "va plutôt dans le sens que j'ai indiqué" ; "Les idées cheminent et le vote des Français y est sans doute pour beaucoup" , a-t-il ajouté.

Initiative pour la croissance

Et donc, le candidat PS a annoncé qu'au lendemain du scrutin, il enverra un "mémorandum à tous les chefs d'Etat et de gouvernements sur la renégociation du traité" sur les disciplines budgétaires. Avec quatre objectifs :
-créer des eurobonds pour financer des projets industriels
d'infrastructure".
-libérer davantage de possibilités de financement de la Banque européenne d'investissement.
-créer une taxe sur les transactions financières.
-mobiliser les reliquats des fonds structurels européens inutilisés pour accompagner un certain nombre de projets.

Fermeté vis-à-vis de Merkel

Alors que les idées en faveur de la croissance au détriment du "tout rigueur" semblent progresser en Europe, les yeux se tournent vers l'Allemagne et son orthodoxie budgétaire.
Interrogé sur un possible clash avec Angela Merkel sur la renégociation des traités, François Hollande a assuré : "Nous ne sommes pas là pour créer des conflits mais nous ne sommes pas pour dissimuler non plus des interprétations différentes ou des positions dissemblables, donc j'aurais" , en cas d'élection, "à ouvrir cette di scussion ferme et amicale avec Mme Merkel".

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