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Hervé Morin plaide pour un "Grenelle de la fiscalité" après la présidentielle

Le président du Nouveau Centre juge qu'il ne sera pas possible d'échapper à "une hausse des impôts" pour trouver de nouvelles recettes.
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Hervé Morin, le 26 juin 2011, le jour du lancement à Epinay-sur-Seine de la confédération des centres (AFP/FRED DUFOUR)

Le président du Nouveau Centre juge qu'il ne sera pas possible d'échapper à "une hausse des impôts" pour trouver de nouvelles recettes.

Hervé Morin considère qu'"il faut trouver de nouvelles recettes et, de ce point de vue, nous n'échapperons pas à une hausse des impôts", laquelle "devra intervenir dans le cadre d'un Grenelle de la fiscalité qui devra avoir lieu au lendemain de la présidentielle". Entre autres leviers pour réduire le déficit...

Dans un entretien publié mercredi dans le quotidien La Tribune, le président du Nouveau Centre prône également "une baisse des dépenses publiques" avec "une partie de cet effort supporté par les collectivités locales" et la poursuite de la politique de non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant en retraite, "exception faite de l'éducation pour laquelle s'impose au préalable une réforme systémique avec un moratoire sur les suppressions de postes".

Concernant les hauts revenus, "la mise en place d'une tranche marginale (d'impôt sur le revenu) à 45% au-dessus de 200.000 euros de revenus par part serait juste", selon lui.

Interrogé sur le plan anti-déficits du gouvernement, Hervé Morin critique "un saupoudrage de mesures sans la moindre cohérence". Et il ajoute, "depuis trois ans, nous, centristes, demandions un rabotage général des niches fiscales et sociales de 10 milliards d'euros par an sur trois ans. Cela aurait notamment permis d'éviter les corporatismes, comme on a pu le voir avec le dérisoire débat sur les parcs à thème".

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