Hauts fonctionnaires : dans les coulisses des manœuvres des nominations

Témoignage édifiant de l'ancien ministre de l'Intérieur Claude Guéant. Devant les caméras de "Pièces à conviction", il reconnaît que la nomination de hauts fonctionnaires n'a pas toujours à voir avec la compétence.

FRANCE 3

Claude Guéant, ancien ministre de l'Intérieur, avoue qu'il a parfois lui-même usé de son pouvoir de nomination. C'est ce que l'on apprend dans un extrait de Pièces à conviction : les jobs en or de la Répulique, diffusé ce mercredi 21 septembre sur France 3 à 23h15. "Il m'est arrivé lorsque je travaillais comme directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, de nominer un Africain, car il n'y en avait pas du tout pour l'électorat". Un geste politique pas du tout basé sur les compétences du nommé.

Certaines nominations servent de parachutes dorés

Le coup de publicité est alors réussi à l'époque en pleine campagne présidentielle. La nomination du premier préfet noir de France Pierre N'Gahane, fait alors couler beaucoup d'encre. Et les galons de préfet, c'est un joli cadeau. Le job est garanti à vie. Le salaire va de 6 000 à 12 000 euros par mois. Selon Claude Guéant, certaines nominations servent de parachutes dorés aux amis politiques. "Un certain nombre de personnes trouvent dans cette nomination le moyen de donner une stabilité à leur devenir personnel. On nomme plutôt des gens qu'on connaît que des gens qu'on ne connaît pas", confie l'ancien ministre de l'Intérieur.

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Claude Guéant arrive au tribunal correctionnel de Paris, le 28 septembre 2015. 
Claude Guéant arrive au tribunal correctionnel de Paris, le 28 septembre 2015.  (ERIC FEFERBERG / AFP)