Grand débat : Emmanuel Macron "va continuer à faire la politique" de "l'oligarchie financière"

"On a l'impression que le chef de l'Etat a organisé une grand psychothérapie de groupe comme si c'était de cela que la France avait besoin", a ironisé dimanche le député LFI Eric Coquerel, alors que le chef de l'Etat doit s'exprimer lundi soir.

Eric Coquerel, invité de 8h30 sur franceinfo le 4 août 2017.
Eric Coquerel, invité de 8h30 sur franceinfo le 4 août 2017. (JEAN-CHRISTOPHE BOURDILLAT / FRANCEINFO)

Emmanuel Macron "va continuer à faire la politique de ceux qu'ils l'ont amené au pouvoir, l'oligarchie financière", a réagi dimanche soir sur franceinfo le député LFI de Seine-Saint-Denis Eric Coquerel, alors que le chef de l'Etat doit prendre la parole lundi soir pour faire des annonces à l'issue du grand débat.

"Je me souviens des propos d'Emmanuel Macron à l'entrée du grand débat, il ne touchera pas à sa politique", assure Eric Coquerel. "Il va continuer à faire la politique de ceux qu'ils l'ont amené au pouvoir, l'oligarchie financière. Il ne touchera pas aux milliards d'euros de privilèges qu'il a accordés depuis qu'il est arrivé à l'Elysée à ceux qui détiennent le capital en France. C'est à eux qu'il doit son pouvoir et c'est pour eux qu'il va continuer à l'exercer".

"Une grande psychothérapie de groupe"

Le député LFI "n'attends pas de miracle" des annonces du chef de l'Etat. "Les décisions ne seront que ce que le président de la République s'apprêtait à faire au pays avant le 17 novembre : des mesures institutionnelles où l'Assemblée nationale aura encore moins de pouvoir". Eric Coquerel n'attend pas de grand tournant de la part du président de la République. "Si Emmanuel Macron faisait le grand tournant de l'égalité sociale, de la relance de l'activité économique et d'une vraie transition écologique, j'en serai ravi".

Le député de Seine-Saint-Denis reste très critique sur l'attente suscitée par la prise de parole du chef de l'Etat. "Cette espèce de suspens où nous somme suspendu aux décisions d'une seule personne, c'est peut-être le reflet de la Ve République, mais pas de la démocratie telle que je l'entends. On a l'impression que le chef de l'Etat a organisé une grand psychothérapie de groupe comme si c'était de cela que la France avait besoin", ironise Eric Coquerel.