VIDEO. "Faut pas se crisper", conseille Martine Aubry à Manuel Valls

La maire PS de Lille énumère ses propositions au gouvernement pour infléchir la politique économique et demande à Thomas Thévenoud de quitter son poste de député. 

FRANCE 2 LILLE

Martine Aubry, la maire socialiste de Lille (Nord), est venue répéter devant les journalistes, lundi 8 septembre, ce qu'elle pense du gouvernement Valls 2 : "Il n'est pas trop tard pour réussir le quinquennat, tout le monde a pris ça comme une insulte, non ! Moi je le dis parce que je le pense." Elle ajoute : "Je préfère ça plutôt que tous les élus qui devant font des grands sourires et derrière disent 'oh là là c'est foutu !' Eh ben non, moi je ne crois pas que c'est foutu."

Martine Aubry avait déclaré dimanche qu'elle allait faire des propositions pour infléchir la politique économique "dans les semaines qui viennent", afin que "la croissance revienne". Lundi, elle a réitéré son appel à Manuel Valls à ne "pas se crisper", et tenté de calmer le jeu, au lendemain d'échanges entre l'ancienne première secrétaire du PS et le Premier ministre, au sujet de la politique économique du gouvernement. "Je dis à Manuel, très simplement : faut pas se crisper. Pourquoi d'ailleurs se crisper, il faut simplement discuter", a-t-elle déclaré, estimant que ses propos avaient peut-être été "mal compris".

Thomas Thévenoud "doit démissionner"

"Rééquilibrer." Martine Aubry reprend le terme et s'explique : "Rééquilibrer ne signifie pas abandonner les objectifs du gouvernement, ça signifie simplement qu'il faut essayer de mieux articuler baisse des déficits et la croissance, la politique de l'offre qui est nécessaire et la politique de demande."

L'élue du PS n'est pas tendre avec l'ex-secrétaire d'Etat Thomas Thévenoud, démissionnaire en raison de problèmes fiscaux. Elle assure que "s'il lui reste un minimum de morale, il aurait dû démissionner" de son poste de député.

Martine Aubry, maire PS de Lille (Nord) face à la presse à Lille le 8 septembre 2014
Martine Aubry, maire PS de Lille (Nord) face à la presse à Lille le 8 septembre 2014 (PHILIPPE HUGUEN / AFP)