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Pour Europe Ecologie-Les Verts, les conditions pour entrer au gouvernement sont "encore moins réunies qu'en avril"

En contradiction avec le Premier ministre sur la politique économique, les écologistes ne participeront pas au gouvernement de Manuel Valls.

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France Télévisions
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Cécile Duflot (à G.) et la secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), Emmanuelle Cosse, à Pessac (Gironde), le 21 août 2014. (JEAN PIERRE MULLER / AFP)

La secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts, Emmanuelle Cosse, annonce lundi 25 août que "les conditions [d'une participation de personnalité de son parti au gouvernement] n'étaient pas réunies en avril, elles le sont encore moins aujourd'hui" après que Manuel Valls a annoncé la démission de son gouvernement.

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De toute façon, "on ne nous l'a pas proposé", a précisé la patronne des écologistes. Et un bureau exécutif qui s'est tenu lundi midi a été "unanime" sur la non-participation au nouveau gouvernement Valls, "la réalité étant qu'on ne peut pas discuter d'un changement de cap".

La patronne des écologistes s'est dite "comme tout le monde, assez étonnée" de la démission du gouvernement Valls, mais "cela ne change rien à notre position" quant à une participation à la majorité, a-t-elle ajouté. Les écologistes comptent deux groupes parlementaires. "Contrairement à d'autres partis, nous ne nous réjouissons pas de ce sentiment de crise et d'instabilité", a-t-elle dit estimant qu'"il faut retrouver des institutions stables et pour cela il faut réformer la Ve République".

"Archaïsme d'une Ve République à bout de souffle"

"EELV rappelle que les écologistes ne peuvent apporter leur soutien à la mise en œuvre d'une politique économique qui donne la priorité aux réductions des dépenses publiques en les faisant porter en priorité sur les ménages", ont déclaré dans un communiqué les deux porte-paroles d'EELV, Julien Bayou et Sandrine Rousseau. "Plutôt que de s'obstiner dans leurs choix, le président et son Premier ministre devraient entendre les nombreuses demandes d'un changement de cap de la politique économique, en France comme en Europe", ajoutent-ils.

Les écologistes "regrettent que ce remaniement semble éloigner encore plus un changement de cap qu'ils appellent de leurs vœux, pour réaliser une politique plus sociale et plus écologique, donnant la priorité à la transition énergétique et à un meilleur partage des richesses""Ce nouvel épisode illustre l'archaïsme d'une Ve République à bout de souffle. (...) La France n'a pas besoin d'autoritarisme, mais de dirigeants à l'écoute des Français et de leurs représentants", concluent-ils.

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