Le site Atlantico présente ses excuses à Marlène Schiappa après l'avoir qualifiée de "reine des salopes"

Après l'indignation de nombreux internautes, le site d'information a fini par publier une lettre d'excuses adressée à la secrétaire d'Etat à l'Egalité femmes-hommes. 

Marlène Schiappa, la 18 mai 2017, à Paris. 
Marlène Schiappa, la 18 mai 2017, à Paris.  (IRINA KALASHNIKOVA / AFP)

Deux mois après avoir cité sérieusement un article du Gorafi, le site Atlantico suscite à nouveau la polémique. Dimanche 9 juillet, le site a ainsi consacré un article à Marlène Schiappa, la secrétaire d'Etat à l'Egalité femmes-hommes. En surtitre, le site d'information a utilisé le terme "reine des salopes".

Dans ce billet d'humeur, Atlantico revient sur une enquête de L'Express, affirmant que la secrétaire d'Etat aurait écrit sous un autre nom des romans érotiques. Sur une trentaine de lignes, Benoît Rayski – l'auteur de l'article présenté par Atlantico comme un "historien, écrivain et journaliste" – s'en prend à Marlène Schiappa.

Elle est une femme. Rien qu'une femme. Une femme avec un corps dont tout laisse à penser qu'il est affriolant. Une femme apparemment, et avec bonheur, folle de son corps. Comment ne pas tomber sous le charme?Benoît Rayskisur Atlantico

Une "ignominie" selon l'entourage de Marlène Schiappa

Immédiatement, de nombreux internautes se sont indignés en partageant des extraits et en condamnant "l'immonde misogynie" de l'article. 

L'entourage de Marlène Schiappa, sollicité par franceinfo, a qualifié l'article d'"ignominie", tout en refusant d'en dire plus. Contacté à son tour dans la journée de lundi, Jean-Sébastien Ferjou, le directeur de la publication d'Atlantico, a d'abord refusé de s'exprimer. "Ça n'a aucun intérêt", a-t-il seulement lancé, dans un premier temps.

"Le surtitre parfaitement n'aurait jamais dû être publié"

Dans la soirée, Atlantico a fini par publier une lettre d'excuses. "En tant que directeur de la publication d'Atlantico, j'ai appelé Mme Schiappa à son secrétariat d'Etat pour lui demander de bien vouloir accepter nos excuses, y écrit Jean-Sébastien Ferjou. Le surtitre parfaitement déplacé choisi par l'auteur de cet article n'aurait jamais dû être publié (...). Je l'ai fait supprimer dès qu'il a été porté à ma connaissance. Sur le site, le terme "la reine des salopes" a en effet été remplacé par "fallait oser".  

L'auteur de l'article, Benoît Rayski, a lui aussi présenté ses excuses dans cette lettre adressée à Marlène Schiappa. "Ayant appris l'existence d'un de vos livres, passablement coquins (...) je me suis autorisé une expression 'la reine des salopes' que je regrette, écrit-il. Vous aurez compris que cette expression, certes fâcheuse, ne pouvait concerner que Marie Minelli. C'était également, vous l'aurez compris, du second degré."