Violences d'un collaborateur de l'Élysée : "Pourquoi la justice n'a pas été saisie ?", s'interroge Éric Coquerel

Le député La France insoumise, Eric Coquerel, a demandé jeudi sur franceinfo que la justice "soit saisie", après la diffusion d'une vidéo montrant un collaborateur d'Emmanuel Macron frappant un manifestant en marge de la manifestation du 1er mai à Paris.

Eric Coquerel, député de La France insoumise, à Paris, le 29 novembre 2017.
Eric Coquerel, député de La France insoumise, à Paris, le 29 novembre 2017. (BERTRAND GUAY / AFP)

Éric Coquerel, député La France insoumise, a demandé jeudi 19 juillet sur franceinfo que la justice "soit saisie" après la diffusion d’une vidéo où Alexandre Benalla, un collaborateur d’Emmanuel Macron, frappe un manifestant dans le quartier latin à Paris, en marge de la manifestation du 1er mai.

"On trouve cette histoire assez incroyable. Depuis quand quelqu’un peut se mêler aux policiers et donner des coups de poing ? Pourquoi les policiers l’ont laissé faire et pourquoi la justice n’a pas été saisie ? Emmanuel Macron a été mis au courant et se contente d’une simple mise à pied ?", s’est interrogé le député.

"Gérard Collomb lui-même va être extrêmement surpris"

Éric Coquerel a interpellé le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb : "Que fait une personne parmi les policiers avec un brassard à frapper des manifestants de manière extrêmement violente ? Je suppose que Gérard Collomb lui-même va être extrêmement surpris de cette affaire."

Le député LFI a demandé aussi des comptes à Emmanuel Macron : "Je vous rappelle que le 1er mai a été une journée très dure. Le chef de l’État lui-même a dit qu’il fallait dévoiler les auteurs de violences. Là, il en a un, il s’appelle Alexandre Benalla."

Alexandre Benalla, adjoint au chef de cabinet du président de la République, était responsable de la sécurité d'Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle en 2017. Il a été mis à pied pendant 15 jours au mois de mai par le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron après cette affaire, avant de retrouver une fonction de chargé de mission à l'Élysée.