L'Emission politique, France 2

VIDEOS. Six séquences à retenir de "L'Emission politique" avec Edouard Philippe

Le Premier ministre était l'invité de "L'Emission politique", jeudi 28 septembre sur France 2. Franceinfo revient sur six temps forts de sa prestation. 

Léa Salamé et Edouard Philippe, sur le plateau de \"L\'Emission politique\", le 28 septembre 2017.
Léa Salamé et Edouard Philippe, sur le plateau de "L'Emission politique", le 28 septembre 2017. (THOMAS SAMSON / AFP)
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Edouard Philippe a passé son grand oral de rentrée, jeudi 28 septembre sur France 2. Invité de "L'Emission politique", le chef du gouvernement a défendu sa politique, des ordonnances réformant le droit du travail à l'extention de la procréation médicalement assistée (PMA) pour toutes les femmes. Le Premier ministre a également affronté Jean-Luc Mélenchon, chef de file de la France insoumise, et Thierry Breton, ancien ministre de l'Economie. Franceinfo vous détaille six séquences qu'il ne fallait pas manquer de cette émission.

>> REPLAY. Regardez "L'Emission politique" avec Edouard Philippe

Quand il a assuré n'avoir "peur de rien" face à Jean-Luc Mélenchon

Le débat était particulièrement attendu. Au cours de l'émission, Edouard Philippe a vivement débattu avec Jean-Luc Mélenchon, député des Bouches-du-Rhône et chef de file de la France insoumise. Le leader politique l'a rapidement confronté sur la réforme du Code du travail, dénonçant un"coup d'Etat social", comme lors de la manifestation organisée à l'initiative de la France insoumise à Paris, samedi 23 septembre.

>> VIDEO. Regardez l'intégralité du débat entre Edouard Philippe et Jean-Luc Mélenchon

"Vous avez renversé la hiérarchie des normes" avec les ordonnances, a dénoncé Jean-Luc Mélenchon face au Premier ministre. "Et comme vous avez peur, vous n'osez pas le reconnaître", a-t-il martelé. "Je n'ai peur de rien", lui a répondu Edouard Philippe. "A part de la mort peut-être." 

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Quand il a affirmé avoir "évolué" sur l'environnement et la PMA

Il a changé d'avis et il l'assume. D'abord, Edouard Philippe a reconnu être "venu sur le tard" aux questions écologiques, expliquant avoir "évolué à [son] rythme". "Je sais que nous vivons avec ce sujet, comme beaucoup de Français, j'évolue sur ce sujet, a poursuivi le chef du gouvernement. Je n'ai pas grandi dans un milieu intellectuel ou culturel qui était extrêmement averti sur ces sujets, j'assume, c'est comme ça."

Même chose à propos de la procréation médicalement assistée (PMA), à laquelle il est désormais favorable. "Comme toute la société française, il m'arrive d'évoluer sur ces questions, à mon rythme là encore", a assumé le Premier ministre. Il a d'ailleurs cité de lui-même une tribune qu'il a cosignée avec Nathalie Kosciusko-Morizet, dans laquelle ils écrivaient notamment : "Nous nous opposerons résolument à la PMA pour les couples homosexuels féminins."

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Quand il a défendu la réforme de l'ISF

Yachts, jets privés, lingots d'or, chevaux de courses, œuvres d'art... Conséquence du projet de loi de finances 2018 : ces "signes extérieurs de richesse" ne feront plus partie du patrimoine taxable. Avec la transformation de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en impôt sur la fortune immobilière (IFI). Et Edouard Philippe assume.

"Vous avez parlé des yachts, des jets, vous auriez pu parler des montres, des bijoux", tous exemptés de ce futur impôt, a listé le Premier ministre au cours de l'émission. Et le chef du gouvernement a poursuivi : "Je l'assume, notre objectif c'est de faire en sorte que le capital reste en France et même d'attirer des gens, y compris des gens riches, en France." 

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Quand il a soutenu la réduction des contrats aidés face aux premiers concernés

Pour la séquence "Sans Filet" de l'émission, le Premier ministre est allé à la rencontre de femmes travaillant dans un magasin Emmaüs aux Ulis (Essonne). Ces salariées bénéficient de contrats aidés, un dispositif que le gouvernement juge trop coûteux, et pas assez efficace dans la lutte contre le chômage. Le nombre d'emplois aidés doit ainsi baisser de 40% en 2018. 

"Quand je suis partie en vacances, on m'a dit que j'aurais un contrat aidé. Quand je suis revenue, il n'y en avait pas", a lancé l'une des femmes au chef du gouvernement. Une autre, aujourd'hui en CDI, a affirmé qu'un emploi aidé lui a permis de "mettre le pied à l'étrier". Interpellé, Edouard Philippe s'est défendu. "On ne peut pas se satisfaire du mieux que rien (...) Mon objectif, c'est un peu moins de contrats aidés, et plus de contrats", a assuré le Premier ministre. "Quand on n'a rien, on se satisfait du mieux que rien", lui a rétorqué l'une des concernées.

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Quand il a été interpellé par l'épouse d'un militaire

Invitée de l'émission, Mercedes Crépin est l'épouse d'un militaire français "blessé de guerre" et "atteint du syndrome de stress post-traumatique". Co-fondatrice du collectif "Femmes de militaires en colère", elle a dénoncé "une situation urgente" Coupes budgétaires, conditions de travail et de logement, paiements en retard... Elle a témoigne du quotidien particulièrement difficile des militaires et de leurs proches. 

"Nous ne pouvons plus payer nos factures, nous ne pouvons plus payer nos loyers, nous ne pouvons plus remplir nos frigidaires", a martelé Mercedes Crépin face au Premier ministre. "Comment voulez vous que nos hommes partent à 100% ?", l'a-t-elle interpellé. Edouard Philippe a reconnu que le système informatique de rémunération des militaires, Louvois, est "un échec". "Evidemment qu'il faut le corriger", a assuré le chef du gouvernement. 

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Quand il s'est amusé de la calvitie de François Lenglet 

Austère, Edouard Philippe ? A plusieurs reprises au cours de l'émission, le Premier ministre a tenté de casser cette image, en glissant plusieurs petites blagues. La victime de ces plaisanteries ? François Lenglet. Tout a commencé par une question du journaliste sur l'avenir de L'Oréal, après la mort de son héritière, Liliane Bettencourt. "Si d'aventure il y avait un risque que le contrôle de L'Oréal passe à l'étranger, est-ce que vous seriez attentif à ça ?", a-t-il demandé à Edouard Philippe. "Est-ce que le shampooing, c'est stratégique ?", a-t-il poursuivi. 

Le Premier ministre n'a pas caché son sourire face à la question de François Lenglet. "Je ris parce que quand c'est vous qui la posez, ça surprend !", a ironisé Edouard Philippe, en référence à la calvitie du journaliste.

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