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Suppressions de postes dans l'Éducation nationale : le gouvernement tient compte de la "réduction des effectifs dans le secondaire"

Olivier Dussopt, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Action et des Comptes publics, a justifié la suppression de 1 800 postes dans l'enseignement.

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Radio France
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Olivier Dussopt, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Action et des Comptes publics.  (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

Le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a annoncé la suppression de 1 800 postes dans les collèges, lycées et les services administratifs, assumant de privilégier l'école primaire tout en suscitant l'inquiétude des syndicats qui voient un "mauvais signal" avant la réforme du bac.

Le gouvernement tient compte "de la démographie scolaire qui se traduit par une réduction des effectifs dans le secondaire", a justifié lundi 17 septembre sur franceinfo Olivier Dussopt, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Action et des Comptes publics. 

franceinfo : Les syndicats de l'Éducation nationale sont vent debout contre la suppression de 1 800 postes annoncée par Jean-Michel Blanquer ce lundi. Que leur répondez-vous ?

Olivier Dussopt : Que 850 millions d'euros d'augmentation du budget de l'Éducation nationale, c'est un choix qui est fait de mettre des moyens sur l'Éducation Nationale et de tenir compte de la démographie scolaire qui se traduit par une réduction des effectifs dans le secondaire. Il faut réorganiser l'administration. Quand on parle de 1 800 postes, il n'y a pas que des enseignants. Dans l'Éducation nationale, il y a aussi les services administratifs.

Mais la majorité des personnels ce sont bien des enseignants ?

La très grande majorité ce sont des enseignants. Jean-Michel Blanquer a précisé aujourd'hui et c'est un point qui est important que le taux d'encadrement, le nombre d'élèves moyen par classe ne serait pas dégradé, abîmé et qu'il allait progresser. Nous le démontrons, nous le faisons, puisque depuis septembre 2017 et à nouveau cette année et encore l'année prochaine nous dédoublons les classes de CP pour que dans les zones d'éducation prioritaire les enfants aient de meilleurs moyens d'apprentissage.

Le syndicat SNES-FSU estime qu'il y aura plus d'élèves dans les classes avec cette suppression des postes et qu'augmenter les heures supplémentaires ce n'est pas la solution ?

Nous permettons à des enseignants de mieux gagner leur vie. Mais c'est vrai que les heures supplémentaires ce n'est pas le seul moyen de mieux revaloriser la carrière des enseignants. Nous avons le protocole d'accord qui s'appelle le "parcours carrière et rémunération" qui est mis en œuvre et qui a été signé par le précédent gouvernement et dont l'essentiel de l'effort porte sur les années 2018 à 2022. Il va permettre de revaloriser d'environ 1 300 euros par an la rémunération d'un professeur débutant. Les heures supplémentaires, il est vrai, les enseignants en font déjà à tel point que lorsque l'on regarde celles effectuées en 2017 dans la fonction publique d'État, 65% d'entre elles sont effectuées dans l'Éducation nationale. Nous sommes sur un volume assez limité, une heure de plus par semaine, j'entends l'expression des enseignants.

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