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Pour Marine Le Pen, Emmanuel Macron "jette" François Bayrou "comme un vieux torchon"

La présidente du FN s'est exprimée à son arrivée à l'Assemblée nationale.

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France Télévisions
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Marine Le Pen arrive à l'Assemblée nationale en compagnie des élus soutenus par le FN, mercredi 21 juin 2017. (THOMAS SAMSON / AFP)

Marine Le Pen a fait feu de tout bois à son arrivée à l'Assemblée. En arrivant mercredi 21 juin au Palais-Bourbon, la présidente du Front national a jugé qu'Emmanuel Macron "jetait" François Bayrou "comme un vieux torchon", après s'en être "servi" pendant la campagne présidentielle. "C'est très révélateur de l'esprit du président de la République", a déclaré à la presse la députée du Pas-de-Calais, qui a fait une arrivée groupée avec tous les élus frontistes.

François Bayrou a annoncé mercredi matin son départ du gouvernement, en assurant que cette décision était la sienne et qu'elle n'avait été dictée par personne, sous-entendu Emmanuel Macron. Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a expliqué que le ministre de la Justice "souhaitait se défendre" dans le dossier des assistants parlementaires européens du MoDem.

Une élue FN à l'origine de l'affaire

Cette affaire a pour origine un signalement effectué par l'eurodéputée FN Sophie Montel, après l'ouverture d'une enquête visant le Front national, lui-même soupçonné d'avoir mis en place un système pour rémunérer ses permanents avec des crédits européens, en les faisant salarier comme assistants de ses eurodéputés.

"Lorsque nous avons saisi l'opinion publique de l'intégralité des députés dont les assistants avaient un rôle, ce n'était pas pour dire qu'ils étaient coupables", a déclaré Marine Le Pen. Dénonçant un "deux poids deux mesures", la présidente du FN a considéré qu'"un député doit être libre d'organiser son travail sans devoir en rendre compte à un juge". Et "soit c'est interdit pour tout le monde, soit c'est autorisé pour tout le monde", a insisté l'ancienne eurodéputée.

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