Notre-Dame-des-Landes : les risques de l'évacuation de la ZAD

Plusieurs solutions sont envisagées afin d'évacuer les occupants de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) suite à l'annonce de l'abandon du projet d'un nouvel aéroport.

France 2

Les 1600 hectares du site de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) sont occupés par des militants très déterminés. On estime qu'il existe plus de 70 lieux de vie plus ou moins élaborés : bâtiments ou maisons squattés, cabanes en bois, camions... À la veille de l'annonce de l'abandon du projet d'aéroport sur le site, Gérard Collomb estimait que toute la zone ne serait pas évacuée. Seuls les plus radicaux seront évacués.

Plusieurs solutions envisagées

Pour certains députés, un compromis est possible sans évacuation, en réservant quelques dizaines d'hectares de la zone. Cette solution de gestion collective de terres mises à disposition par l'État est celle qui avait été adoptée en 1985 sur le plateau du Larzac après 10 ans d'occupation. Selon les élus locaux, une évacuation totale sera difficile et nécessairement accompagnée de violence. Les occupants du site décideront dans la journée des suites à donner à leur action après l'abandon du projet.

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Dans la ZAD (zone à défendre) de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes (Loire-Atlantique), le 17 janvier 2018.
Dans la ZAD (zone à défendre) de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes (Loire-Atlantique), le 17 janvier 2018. (LOIC VENANCE / AFP)