Médicaments : le plan anti-pénurie mise sur la collaboration du secteur

Ruptures de stock pour certains médicaments, vaccins, cortisone, pilule contraceptive... Un Français sur quatre y a déjà été confronté. Le plan du gouvernement : davantage de collaboration, mais pas de sanction.

France 3

Dans l'arrière-boutique de cette pharmacie du Val-de-Marne, des points lumineux rouges pour tirer la sonnette d'alarme : la pénurie de certains médicaments. "La cortisone, les traitements hormonaux, les vaccins... Cela touche à peu près tout", détaille Caroline Munch, une pharmacienne. Le phénomène prend de l'ampleur. De 44 ruptures de stock en 2008, on serait passé à 1 200 en 2019.

Solution sans sanction

Les grossistes subissent les quotas des laboratoires, méfiants, qui les rationnent. Par le passé, certains grossistes ont revendu des médicaments à l'étranger, par appât du gain. Chacun se renvoie la balle. Pour le moment, aucune sanction n'est prévue contre les grossistes ou les laboratoires. Le gouvernement et la profession s'accordent sur la création d'une plateforme pour échanger a minima des informations sur la pénurie.

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La vente de médicaments sur internet -de la mise en vente à la livraison- est en France très strictement encadrée (GERARD JULIEN / AFP)