"Loi anti-casseurs" : des mesures qui font débat

La "loi anti-casseurs" continue d'être discutée à l'Assemblée nationale. Les débats étaient houleux la nuit dernière. Les députés ont adopté deux nouvelles mesures : des personnes pourraient être interdites de manifester sur décision des préfets et un délit de dissimulation du visage pourrait être créé.

FRANCE 2

La mesure divise jusque dans les rangs de la majorité. L'article 2 de la loi "anticasseurs" a obtenu l'aval des députés. Cela concerne l'interdiction administrative de manifester. La peine encourue est de 6 mois de prison et 75 000 € d'amende.

Manifester en sécurité

Christophe Castaner, le ministre de l'Intérieur, assure qu'il ne s'agit pas d'une loi de circonstance contre les "gilets jaunes" : "En aucun cas, les manifestants, qui veulent manifester, ne se sentent menacer par ce texte. Au contraire, c'est leur donner les moyens de pouvoir manifester en sécurité. Cela s'appelle la sécurité publique".  

Par ailleurs, le délit de dissimulation du visage serait passible de un an de prison et de 15 000 euros d'amende. L'examen de la proposition de loi doit encore se poursuivre. Le texte final fera l'objet d'un vote solennel mardi 5 février prochain.

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Le ministre de l\'Intérieur, Christophe Castaner, s\'exprime lors des questions au gouvernement, à l\'Assemblée nationale, à Paris, le 29 janvier 2019.
Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, s'exprime lors des questions au gouvernement, à l'Assemblée nationale, à Paris, le 29 janvier 2019. (PHILIPPE LOPEZ / AFP)