Le plan pauvreté du gouvernement sera doté de "8 milliards d'euros répartis sur quatre ans", annonce Benjamin Griveaux

Dans un entretien à "20 Minutes", le porte-parole du gouvernement affirme qu'il s'agit d'un "choix politique très fort".

Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, lors d\'une conférence de presse, à l\'Elysée, le 5 septembre 2018.
Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, lors d'une conférence de presse, à l'Elysée, le 5 septembre 2018. (LUDOVIC MARIN / AFP)

Le plan pauvreté qui doit être présenté jeudi 13 septembre sera doté de "huit milliards d'euros, répartis sur quatre ans", selon le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, dans un entretien au journal 20 Minutes"Dans un contexte où l'on fait attention à la dépense publique, c'est un choix politique très fort", insiste-t-il.

L'Elysée avait promis, plus tôt dans la soirée, des moyens "élevés" pour "enrayer la pauvreté" sans plus de détail, pour financer ce plan. Il prévoit notamment davantage de places de crèches pour les enfants de quartiers prioritaires, un fonds pour financer des petits déjeuners dans les écoles prioritaires ou encore des tarifs sociaux dans les cantines. Pour les jeunes, l'obligation de formation sera portée de 16 à 18 ans et des moyens supplémentaires seront attribués aux missions locales pour mieux repérer les décrocheurs du système scolaire.

L'Etat veut par ailleurs trouver des solutions avec les départements pour prolonger le suivi des enfants de l'Aide sociale à l'enfance, qui trop souvent s'arrête net à leur majorité. "Il sera possible de bénéficier de l'aide sociale à l'enfance jusqu'à 21 ans. On ne lâchera plus les jeunes précaires après leur majorité", assure Benjamin Griveaux. En matière de santé, la CMU (couverture maladie universelle) sera étendue à plusieurs millions de personnes pour qu'elles bénéficient d'une complémentaire santé.