"Je me donne un an pour voir si je suis utile", déclare Nicolas Hulot

Le ministre de la Transition écologique et solidaire a accordé dans un entretien au "Monde".

Nicolas Hulot à l\'Assemblée nationale, à Paris, le 25 octobre 2017.
Nicolas Hulot à l'Assemblée nationale, à Paris, le 25 octobre 2017. (THOMAS SAMSON / AFP)
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"Je ne peux pas faire de miracle du jour au lendemain." Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, a accordé un entretien au Monde (article payant), publié samedi 28 otobre. Alors que sa présence au sein du gouvernement pose question pour certains, notamment chez les écologistes, l'ancien présentateur télévisé déclare : "Je ne me suis pas fixé de date pour un bilan, mais je me donne un an pour voir si je suis utile, si j'ai réussi à créer des convergences, à insuffler une forme de cohérence dans l'action du gouvernement en faveur de la transition écologique."

Il reconnaît des approches tout à fait différentes de l'écologie parmi les membres de l'exécutif.

Regardez la différence de culture entre Edouard Philippe, Emmanuel Macron et moi, nous venons de planètes différentes !Nicolas Hulotau "Monde"

"Par moment, il faut que je monte au front, que je revienne à la charge, que je fasse preuve de mauvaise humeur, mais tout cela est très classique", raconte le ministre, qui dit apprendre à "gérer la complexité" des arbitrages gouvernementaux.

Un "green deal" début 2018

Sur la réduction de la part du nucléaire dans la production d'électricité de 75% à 50% à l'horizon 2025, Nicolas Hulot, qui avait évoqué cet été la fermeture éventuelle de 17 réacteurs pour atteindre cet objectif, déclare qu'"il va falloir fermer un certain nombre de réacteurs, et je préciserai le nombre et les étapes au moment de la programmation pluriannuelle de l'énergie fin 2018". Il ajoute qu'il présentera "dans la première partie de 2018" un "green deal" pour soutenir "la transition énergétique, l'efficacité énergétique, le développement des renouvelables, les nouvelles filières industrielles".