"Il y a encore des progrès à faire", reconnaît la ministre du Travail, interrogée sur le peu de femmes au sein du cabinet d'Emmanuel Macron

Muriel Pénicaud a été interpellée sur ce sujet par une sénatrice des Républicains.

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, le 9 février 2018 à Matignon, à Paris. 
La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, le 9 février 2018 à Matignon, à Paris.  (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

Muriel Pénicaud n'a pas fait, jeudi 8 mars, dans la langue de bois. Lors de la traditionnelle séance des questions au gouvernement, la ministre du Travail a été interpellée par la sénatrice de Paris, Céline Boulay-Espéronnier. A l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes, l'élue des Républicains lui a rappelé le peu de femmes conseillères au sein du cabinet du président de la République.

Parmi les 12 conseillers nommés auprès de ce dernier, on ne compte qu'une seule femme, et sur 53 membres de son cabinet 13 femmes, cela fait 22%.Céline Boulay-Espéronnierau Sénat

"On ne dit pas qu'on est parfait"

Muriel Pénicaud ne s'est pas cachée derrière son micro. Dans sa réponse, elle a d'abord reconnu qu'"il y a encore des progrès à faire". "On ne dit pas qu'on est parfait", a-t-elle ajouté. "Pour faire le changement, il faut l'implication à tout niveau", a-t-elle expliqué, aussi bien dans le secteur privé que public. Elle a aussi tenu à rappeler le "grand progrès" déjà réalisé, puisque "la moitié du gouvernement est composé de femmes", qu'"une grande partie des cabinets ministériels sont dès aujourd'hui paritaires". Et "cela n'a pas toujours été le cas".