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"Fête à Macron" : cet appel à manifester a un "côté violent", selon Benjamin Griveaux

Sur France Inter, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a confié "craindre des violences" lors du rassemblement samedi 5 mai à Paris, baptisé "La Fête à Macron".

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Radio France
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Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux sur France Inter, le 3 mai 2018.  (FRANCE INTER)

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a déclaré jeudi 3 mai sur France Inter que le dispositif de sécurité serait renforcé samedi à Paris lors de la manifestation organisée par le député La France insoumise François Ruffin, et baptisée "La Fête à Macron".

"Dans le langage populaire, 'faire la fête à quelqu'un' ça peut avoir une double signification. Il y a un côté sympathique et festif et puis il y a un côté plus violent 'on va lui faire sa fête', a expliqué Benjamin Griveaux. "On craint que des violences puissent avoir lieu et donc il est normal qu'on renforce les dispositifs de sécurité".

"Aucune défaillance de l'État" le 1er-Mai

Interrogé sur la manifestation du 1er-Mai à Paris, émaillée de violences et dont la gestion est critiquée par l'opposition, le porte-parole du gouvernement estime qu'il n'y a eu "aucune défaillance de l'État". "Les forces de l'ordre ont agi avec discernement et mesure", a-t-il ajouté.

Si les policiers ont attendu 40 minutes pour intervenir, selon Benjamin Griveaux, c'est parce que les black blocs se trouvaient devant les manifestants. En cas d'intervention, ceux-ci risquaient donc de se retrouver pris "dans la nasse" de la police. "C'est aussi ça, préserver le droit à manifester : ne pas mélanger ceux qui sont là pour manifester et ceux qui sont là pour casser".

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