Économie : le ministère de la Santé encourage l'ambulatoire

La ministre de la Santé Agnès Buzyn veut faire des économies et encourage les opérations en ambulatoire. Julie Beckrich est sur le plateau de France 2 pour détailler les différentes pistes.

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La chirurgie ambulatoire concerne environ 5 patients sur 10 en France. L'objectif est de passer à 7 patients sur 10 d'ici 2022. "Cela permet de fermer des lits et de faire des économies", déclare la journaliste Julie Beckrich. Pour cela, la ministre a décidé de miser sur la participation des patients. À partir du 1er janvier 2018, le forfait hospitalier passera de 18 à 20 euros. "En tout, ce sont 200 millions d'euros qui iront directement dans les caisses des hôpitaux", poursuit la journaliste. Qui va payer ? "Pas les patients dit la ministre, mais les Mutuelles. Saut que les cotisations des Mutuelles sont bien payées par les patients et elle risque logiquement d'augmenter", poursuit Julie Beckrich.

Vers une tarification au parcours

La ministre de la Santé souhaite également lutter contre "les actes inutiles". Ainsi, elle compte revoir l'ensemble du système de tarification. Aujourd'hui, les hôpitaux effectuent la tarification à l'acte. Agnès Buzyn veut mettre en place une tarification au parcours. Enfin, le ministère de la Santé se concentre sur les médicaments. Le gouvernement pense ainsi à mutualiser les achats de médicaments au sein d'un groupement d'hôpitaux et faire baisser la prescription. "Les hôpitaux qui seraient capables de faire baisser leur prescription de médicaments pourront récupérer jusqu'à 30% des économies réalisées", précise la journaliste.

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La ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, au palais de l'Elysée à Paris, le 28 juin 2017. (YANN BOHAC / CITIZENSIDE / AFP)