Affaire Jean-Paul Delevoye : le gouvernement nie toute implication

Mardi 17 décembre, Édouard Philippe a été interpellé à l'Assemblée nationale sur le cas de Jean-Paul Delevoye. Le Premier ministre affirme que Matignon n'était pas informé des rémunérations qu'il percevait dans le privé.

france 3

Mardi 17 décembre, séance houleuse pour le Premier ministre à l'Assemblée nationale, attaqué de toute part sur les omissions de Jean-Paul Delevoye. "Vous n'êtes finalement pas un gouvernement, mais une association de malfaiteurs" scande une députée. Un autre député demande  :"Où est la transparence ? Où est l'exemplarité ?".

Édouard Philippe lâche Jean-Paul Delevoye

Lundi 16 décembre, Édouard Philippe plaidait la bonne foi de Jean-Paul Delevoye. Mais mardi 17 décembre, le Premier ministre change de ton : "Jean-Paul Delevoye, le haut-commissaire aux retraites, a commis une erreur. Lui connaissait ses obligations, le gouvernement ne savait pas la situation dans laquelle il se trouvait", déclare Édouard Philippe. À l'origine de l'affaire, un salaire de plus 5000 euros par mois provenant d'un institut privé que Jean-Paul Delevoye a continué à toucher après avoir été nommé haut-commissaire en 2017, ce qui est contraire à la loi.

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Le Premier ministre Edouard Philippe le 11 décembre 2019 lors de la présentation de la réforme des retraite au Conseil économique, social et environnemental à Paris.
Le Premier ministre Edouard Philippe le 11 décembre 2019 lors de la présentation de la réforme des retraite au Conseil économique, social et environnemental à Paris. (THOMAS SAMSON / AFP)