"Ce n'est pas une rupture" avec Emmanuel Macron, déclare Gérard Collomb au lendemain de son départ

L'ancien ministre de l'Intérieur, qui souhaite redevenir maire de Lyon, estime qu'il pourra beaucoup "apporter" au président, sur CNews.

Gérard Collomb et Emmanuel Macron, le 26 juin 2018, à Rome.
Gérard Collomb et Emmanuel Macron, le 26 juin 2018, à Rome. (ALBERTO PIZZOLI / AFP)

"Vous verrez dans les prochains jours que ce n'est pas une rupture" avec Emmanuel Macron. L'ancien ministre de l'Intérieur a répondu aux questions de CNews, jeudi 4 octobre, au lendemain de son départ de la place Beauvau. "[En tant que représentant d'une collectivité territoriale], je pourrais beaucoup lui apporter, essayer de retisser le lien, a-t-il poursuivi. D'habitude les gens se battent pour être ministre et moi je me bats pour ne plus l'être." 

Au cours de cet entretien, l'ancien maire de Lyon s'est efforcé de démentir l'existence de tensions avec le président de la République. "Il m'a donné un grand coup de main, il y a trois semaines, avec le budget de la police et de la gendarmerie, a détaille Gérard Collomb. Il m'avait donné 250 millions d'euros de plus pour le budget. On aurait pas pu faire les 10 000 policiers et gendarmes qu'il voulait..."

"Les réformes se bousculent un peu"

"Je veux qu'on bascule ce quinquennat du bon côté, et quand Emmanuel Macron se présentera de nouveau face aux électeurs, on dise : il a fait changer ce pays." , a-t-il encore déclaré. Gérard Collomb estime que le gouvernement a fait des réformes "importantes sur l'économie, le travail" mais qu'elles sont incomprises par les Français. "Il faut qu'Emmanuel Macron rende concrètes les mesures (...). Aujourd'hui, comme les réformes se bousculent un peu, on n'a plus le temps d'expliquer le sens de ces mesures."

Interrogé sur la passation de pouvoirs glaciale avec Edouard Philippe, il s'est contenté de répondre que "la cour de Beauvau [était] froide naturellement". Désormais, Gérard Collomb pense occuper de nouveau le poste de maire au "début du mois de novembre". Il faudra toutefois passer par un vote du conseil municipal.