Communes : des budgets sous tension

L'État oblige désormais les communes à limiter leurs dépenses de fonctionnement, sous peine de les suspendre de certaines subventions.

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FRANCE 2

À Bondy (Seine-Saint-Denis), tout le monde rêve de devenir Kylian Mbappé, l'attaquant de l'équipe de France originaire de la ville. Mais, faute de moyens, la ville ne peut pas accueillir tous les petits footballeurs. "On est victimes de notre succès. Beaucoup d'enfants aimeraient venir jouer au football mais ils ne peuvent pas par faute d'installations", explique Nour-Eddine Ziane, le président de l'association sportive de Bondy. Sur les trois terrains mis à disposition du club pour permettre à ses licenciés de s'entraîner, seuls deux sont en bon état, le troisième devrait être rénové. "Je n'ai qu'une envie. De pouvoir rénover le stade, mais ça coûte entre 1,5 et 2 millions d'euros. La ville ne dispose pas de cette somme", déplore la maire PS de Bondy Sylvie Thomassin.

"J'ai signé avec le pistolet sur la tempe"

L'État oblige désormais la ville à limiter ses dépenses de fonctionnement à 1,6%, sinon il baisserait ses dotations. Un chantage inadmissible pour la maire. "J'ai signé, mais le pistolet sur la tempe. Si je ne signais pas, je ne pouvais pas avoir accès à d'autres subventions dont la ville a absolument besoin", explique-t-il. La ville doit donc continuer à faire des choix : mettre la priorité sur l'école, le sport et la culture, quitte à accueillir les enfants dans des préfabriqués et à délaisser l'entretien des routes.

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