Affaires Hulot et Darmanin : Macron met en garde contre une "République du soupçon"

Le chef de l'Etat a appelé à "se méfier" des appels à écarter les membres du gouvernement pris dans des affaires.

Emmanuel Macron et Nicolas Hulot arrivent à une conférence de la COP23, le 15 novembre 2017, à Bonn (Allemagne).
Emmanuel Macron et Nicolas Hulot arrivent à une conférence de la COP23, le 15 novembre 2017, à Bonn (Allemagne). (PATRIK STOLLARZ / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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Emmanuel Macron a mis en garde, mardi 13 février, contre une "forme de République du soupçon" à propos des accusations d'agression sexuelle contre ses ministres Nicolas Hulot et Gérald Darmanin. Si des plaintes classées sans suite peuvent "conduire à écarter ou faire sortir du gouvernement" un ministre ou à l'empêcher d'exercer, "cela devient une forme de République du soupçon où tout se vaut", a dit le chef de l'Etat.

Il a expliqué n'avoir pas eu connaissance de l'existence de la plainte qui avait été déposée contre Nicolas Hulot lorsqu'il l'avait fait entrer au gouvernement. "Ce n'est pas une question que j'ai posée, a-t-il expliqué. Après, j'ai été informé par Nicolas Hulot. Demander 'Est-ce que quelqu'un a déjà porté plainte contre vous ?', cela n'existe dans aucune démocratie au monde. Il faut collectivement qu'on se méfie."

Pas de nouvelles règles de casting

"J'ai appliqué des règles de bon sens quand j'ai nommé des ministres, a-t-il détaillé. Je me suis assuré qu'ils étaient en règle avec l'administration fiscale et qu'il n'y avait pas d'éléments de vulnérabilité au regard des règles de droit. Je ne souhaite pas que cela aille plus loin." Il a souligné qu'à ses yeux, le but des contre-pouvoirs comme la presse ne devait pas être de "détruire ceux qui exercent le pouvoir".