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Jean-Marie Le Pen : "Ce n'était pas un tribunal, c'était un peloton d'exécution"

Publié Mis à jour
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Jean-Marie Le Pen, le 5 mai 2015 : "J'ai beaucoup de peine pour les militants du Front national."
GUILLAUME DARET, DAVID DA MEDA et STEPHANE GUILLEMOT
Article rédigé par
Guillaume Daret - franceinfo
France Télévisions

Au lendemain de sa suspension du Front national, Jean-Marie Le Pen revient sur les relations avec sa fille Marine et sur son avenir politique.

Suspendu du FN par le bureau politique du parti, lundi 4 mai, Jean-Marie Le Pen fait le point sur la querelle qui l'oppose à sa fille, Marine, présidente du Front national. Au lendemain du bureau politique qui a pris cette décision, l'eurodéputé explique qu'il n'avait pas "imaginé" cette situation "même dans mes cauchemars. Mais je ne suis que suspendu, ils n'ont pas osé aller jusqu'à l'exclusion. Ce n'était pas un tribunal, c'était un peloton d'exécution. On ne peut pas considérer qu'il s'agit d'une justice."
Cette décision est une blessure pour le fondateur du FN, mais, explique-t-il, "j'ai beaucoup plus de peine pour les militants du Front national, qui sont comme des enfants qui voient leurs parents divorcer. Ils sont bouleversés, angoissés."

Créer un autre parti ? "Je réfléchis"

Sur les relations avec sa fille Marine, Jean-Marie Le Pen estime que "si le nom lui déplaît et que la politique incarnée par son père pendant quarante ans lui déplaît, il y a un moyen de s'en débarrasser, c'est de se marier. Elle fera campagne 'Votez Marine Aliot', par exemple." Depuis le lundi 5 mai, père et fille ne se sont pas adressé la parole : "Compte tenu de mon âge et de ma situation, je pouvais attendre un coup de téléphone et il n'est pas venu. Mais je ne l'attendais pas."

Sur le plan politique,"si elle incarne une autre voie que celle que je crois salvatrice pour la France, ça n'a pas beaucoup d'intérêt que ce soit elle ou quelqu'un d'autre." Pourrait-il alors créer un autre parti politique ? "C'est maintenant le temps de la réflexion. Je dois m'interroger sur les possibilités qu'a le courant national de s'exprimer à temps pour sauver notre pays. [...] Je réfléchis."

 

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