Une candidate FN aux départementales épinglée pour des tweets islamophobes et homophobes

Marine Le Pen a affirmé, lundi 23 février, à Foix (Ariège) que ce n'était pas à elle d'exclure cette candidate, car elle est "investie par le Siel", un micro-parti d'extrême droite allié au FN.

A Pamiers, en Ariège, le 23 décembre 2013.
A Pamiers, en Ariège, le 23 décembre 2013. (FABIEN BOUTET / PHOTONONSTOP / AFP)

Après l'exclusion d'un candidat FN dans l'Aveyron, une autre candidate investie par le parti pour les élections départementales attire l'attention sur elle. Chantal Clamer se présente en binôme dans le canton Pamiers 1 (Ariège). Et des tweets et des commentaires injurieux sur les réseaux sociaux ont été relevés par des candidats du Rassemblement à gauche (alliance EELV-Front de gauche) de Pamiers. 

Cette élue municipale FN de la Tour-du-Crieu (Ariège) avait notamment appelé, en janvier 2014, à "éliminer sans hésitation, par tous les moyens possibles", les musulmans.

Elle avait également insulté, quelques jours plus tard, les femmes homosexuelles.

"Des propos maladroits, imprudents", selon Marine Le Pen

Depuis, son compte Twitter a été fermé. "Je suis indignée, mes propos ont été déformés" a expliqué Chantal Clamer dans La Dépêche du Midi. La candidate tente de justifier ces messages : "Celui sur les lesbiennes a été posté depuis mon téléphone par des jeunes qui étaient venus passer l'après-midi chez moi. Concernant l'islam, c'est une réaction émotionnelle après avoir vu la vidéo d'une jeune femme traînée dans la rue à moitié décapitée."

Pour Marine Le Pen, les propos de Chantal Clamer sont "extrêmement maladroits, imprudents" et elle a "commis une injustice en faisant un amalgame". "On lui a fait comprendre qu'elle était allée trop loin, elle l'a reconnu", a réagi Marine Le Pen lors d'une conférence de presse à Foix (Ariège).

Mais la présidente du FN a affirmé que ce n'était pas à elle "d'exclure ou pas" cette candidate, puisqu'"elle était investie par le Siel [parti proche du FN]", sous les couleurs du Rassemblement bleu Marine (RBM). Quid du retrait de l'investiture  ? "Les quelques candidats du Siel le sont sur une décision du Siel et du Front national. La procédure d'investiture, comme celle pour la retirer, est un petit peu plus compliquée que pour les investitures simples du FN", se contente d'expliquer à francetv info Nicolas Bay, secrétaire général du FN, directeur de la campagne des élections départementales de mars 2015.