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Révélations sur Florian Philippot : "Closer" condamné pour "atteinte à la vie privée"

Le magazine people, qui avait publié des photos du vice-président du Front national en compagnie d'un homme présenté comme "son ami", est condamné mercredi à 20 000 euros de dommages et intérêts.

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France Télévisions
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Florian Philippot visite le marché de Noël des Champs-Elysées, à Paris, le 22 décembre 2014. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

Le magazine people Closer a été condamné, mercredi 24 décembre, à 20 000 euros de dommages et intérêts pour "atteinte à la vie privée", après des révélations sur Florian Philippot. Le vice-président du Front national réclamait 50 000 euros de dommages et intérêts après la publication de photos de lui, en compagnie d'un homme présenté comme "son ami", le 12 décembre. Ces clichés ont été pris lors d'un séjour des deux hommes à Vienne (Autriche), le 5 décembre.

"Même si le magazine indique que M. Philippot est l'homme le plus invité des matinales radio et télé après la patronne du FN, il est constant que sa vie privée n'était nullement notoire et que le demandeur n'a jamais entendu la révéler publiquement", a estimé le  juge des référés du tribunal de grande instance de Paris.

L'ami de Florian Philippot menacé de mort

Le tribunal a en outre dénoncé le "phénomène de harcèlement" dont ont été victimes le vice-président du FN et son ami. La prise de photos avec un téléobjectif "démontre une surveillance préjudiciable de leurs activités de loisirs, alors qu'ils pouvaient se croire à l'abri des regards indiscrets étant partis à l'étranger", selon le magistrat. 

Le juge a également condamné l'hebdomadaire à publier la décision en couverture du journal et à verser 3 500 euros à l'élu frontiste, au titre des frais de justice. Florian Philippot réclamait en outre la suppression du sujet sur le site closermag.fr, l'interdiction de réexploiter les photos ainsi que le l'injonction de communiquer le contrat et la facture pour l'achat des photos, ainsi que la communication du tirage et de la diffusion.

L'ami, qui apparaît flouté dans le reportage de Closer, a expliqué être la cible de "menace et autres désagréments" depuis la parution de l'article. "[Il était] inévitable que je sois la cible de menaces de mort", a déclaré l'homme, dans une tribune publiée sur Rue 89.

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