Marine Le Pen "s'oppose" à la candidature de son père aux régionales en Paca

Le président d'honneur du parti d'extrême droite souhaite être, à 86 ans, tête de liste FN aux régionales de décembre en Provence-Alpes-Côte d'Azur.

La présidente du Front national, Marine Le Pen, et son père, le fondateur et président d\'honneur du parti, Jean-Marie Le Pen, le 25 avril 2014 à Paris.
La présidente du Front national, Marine Le Pen, et son père, le fondateur et président d'honneur du parti, Jean-Marie Le Pen, le 25 avril 2014 à Paris. (JOEL SAGET / AFP)

La présidente du Front national, Marine Le Pen, annonce dans un communiqué, mercredi 8 avril, qu'elle "s'oppose" à la candidature de son père, Jean-Marie Le Pen, aux régionales en Provence-Alpes-Côte d'Azur. La fille reproche au fondateur du FN de nouveaux propos polémiques tenus dans l'hebdomadaire d'extrême droite Rivarol, dans lequel il défend notamment Philippe Pétain.

"Jean-Marie Le Pen semble être entré dans une véritable spirale entre stratégie de la terre brûlée et suicide politique. Compte-tenu de cette situation, j'ai informé Jean-Marie Le Pen que je m'opposerai, lors du bureau politique du 17 avril prochain qui doit investir les têtes de listes pour les élections régionales, à sa candidature en Paca", écrit Marine Le Pen. Elle demande la convocation rapide d'un bureau national du FN pour statuer sur le cas de son père et "protéger" le parti.

Une "rupture politique désormais totale et définitive"

Un peu plus tôt, le vice-président du FN, Florian Philippot avait affirmé sur Twitter que la "rupture politique avec Jean-Marie Le Pen est désormais totale et définitive" et que "des décisions seront prises rapidement". 

Le compagnon de Marine Le Pen, Louis Aliot, juge lui aussi que "les désaccords politiques" avec le fondateur du FN sont "désormais irréconciliables". Les cadres du parti reprochent également à leur président d'honneur la répétition de ses propos sur les chambres à gaz, qu'il a de nouveau qualifiées de "détail" de l'histoire, jeudi dernier.