Projet de loi sur le séparatisme adoptée par l'Assemblée : un texte qui "manque son objectif de combattre l'islamisme", estime Sébastien Chenu

Pour le député RN du Nord, le texte "vient nuire, il vient embêter, il vient taquiner l'islamisme mais finalement, il ne vient pas le combattre".

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Le porte-parole du Rassemblement national, Sébastien Chenu. (FRANCEINFO / RADIO FRANCE)

Le projet de loi "confortant le respect des principes de la République", dit projet de loi contre le séparatisme, adopté mardi par les députés, est un texte "largement insatisfaisant" qui "manque son objectif", a réagi sur franceinfo Sébastien Chenu, député Rassemblement national du Nord, porte-parole du parti et candidat à la présidence des Hauts-de-France.

Le texte ne permet pas selon lui "de combattre l'islamisme, l'islam radical". "Il est trop timoré parce qu'il ne dit pas que c'est l'islamisme qu'il faut combattre, parce qu'il fait l'économie du débat et des mesures qu'on pourrait prendre en matière migratoire et en matière d'immigration", affirme Sébastien Chenu. Pour le député du Nord, le texte "ne va pas au bout de sa logique. Il vient nuire, il vient embêter, il vient taquiner l'islamisme. Mais finalement, il ne vient pas le combattre".

Un projet de loi qui "manque de courage politique"

Sébastien Chenu estime par ailleurs que le projet de loi "va réduire les libertés d'un certain nombre de Français, comme sur l'éducation en famille, alors que ces mêmes Français n'ont, dans leur grande majorité, rien à voir avec tout cela". Au final, le texte "manque de courage politique. C'est un peu la limite du en même temps d'Emmanuel Macron", fustige le porte-parole du RN.

Le Rassemblement national, qui s'est abstenu sur le vote final, a voté "quelques petites dispositions de police administrative", fait remarquer Sébastien Chenu. "Nous avons voté un certain nombre d'amendements et d'articles de ce texte, donc c'est compliqué de s'opposer à l'ensemble du texte", admet-il. Mais "globalement" le député du Nord estime que l'on est "très loin de l'objectif qu'on est en droit d'attendre pour combattre cette menace qui pèse sur notre pays".

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