VIDEOS. Ajaccio : la salle d'un meeting de Marine Le Pen évacuée après des incidents entre le service d'ordre et des manifestants

Du gaz lacrymogène a été répandu, entraînant l'évacuation du public. Le meeting s'est finalement tenu dans une autre salle.

Les forces de l\'ordre interviennent pour maintenir les opposants à Marine Le Pen, à Ajaccio (Corse-du-Sud), le 8 avril 2017.
Les forces de l'ordre interviennent pour maintenir les opposants à Marine Le Pen, à Ajaccio (Corse-du-Sud), le 8 avril 2017. (PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP)

La Corse n'a jamais été un terrain facile pour le Front national. Samedi 8 avril, au Palais des congrès d'Ajaccio (Corse-du-Sud), des incidents ont émaillé un meeting de Marine Le Pen. Celle-ci n'a pas pu prendre la parole à l'heure prévue en raison d'incidents entre le service d'ordre du FN et des manifestants. Des échauffourées ont éclaté après l'évacuation musclée des opposants à la candidate. Des journalistes ont filmé la scène.

Le service d'ordre du FN a tenté de faire sortir une quinzaine de manifestants, dont un a crié "a Francia fora", "la France dehors". Des coups ont été échangés et du gaz lacrymogène a été répandu, incommodant une partie du public du meeting et entraînant l'évacuation de la salle.

Le meeting déplacé dans une autre salle

Plusieurs dizaines de manifestants se sont rassemblés devant la salle. Parmi eux, des militants sous la bannière du Collectif contre le fascisme. Selon Buzzfeed, présent sur place, il s'agit de militants communistes et de soutiens de Jean-Luc Mélenchon.

La candidate FN est venue en Corse pour présenter son programme et sa vision de l'île de Beauté. Après l'évacuation de la première salle, le meeting a été déplacé à l'improviste dans une autre salle du Palais des congrès d'Ajaccio.

Une action revendiquée par des indépendantistes

Sur Twitter, un groupe de jeunes indépendantistes corses, Ghjuventù Indipendentista, a revendiqué avoir "perturbé la tenue du meeting de Marine Le Pen" aux côtés d'autres jeunes indépendantistes. Ils expliquent leur action par le fait que Jean-Marie Le Pen avait "demandé la peine de mort pour les prisonniers politiques corses", et affirment que "la Corse n'est pas une simple région française mais une nation libre".