Marine Le Pen ne s'est pas présentée à une convocation devant un juge en vue de sa mise en examen

Visée pour avoir diffusé un document judiciaire sur Twitter, elle a fait valoir son immunité parlementaire.

Marine Le Pen au soir des élections européennes, le 26 mai 2019, à Paris.
Marine Le Pen au soir des élections européennes, le 26 mai 2019, à Paris. (BERTRAND GUAY / AFP)

La présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, convoquée mardi 16 juillet devant une juge d'instruction à Versailles, ne s'est pas rendue au rendez-vous. Elle devait être mise en examen pour avoir publié un document judiciaire sur Twitter.

Le 20 septembre 2018, elle avait publié in extenso, sur le réseau social, une ordonnance d'expertise psychiatrique émise à son encontre, dénonçant "méthode" utilisée "dans les régimes totalitaires".

L'expertise psychiatrique avait été demandée, comme le prévoit la loi, dans le cadre d'une instruction sur un autre dossier, la publication par Marine Le Pen en 2015 d'images du groupe Etat islamique sur Twitter. Fin mai, elle a été renvoyée devant un tribunal correctionnel pour "diffusion d'images violentes".

Son avocat dénonce un "acharnement judiciaire"

Après la publication de cette ordonnance, une instruction avait été ouverte en février pour "publication d'actes de procédure pénale avant leur lecture en audience publique". Marine Le Pen était convoquée mardi pour un interrogatoire de première comparution.

Elle a fait valoir son immunité parlementaire, a expliqué à l'AFP son avocat Rodolphe Bosselut. Ce dernier estime que l'instruction "porte directement atteinte à la liberté d'expression", et assure n'avoir "jamais vu un acharnement judiciaire de cette ampleur".

Dans ce dossier, la prochaine étape est ainsi une probable demande de levée d'immunité parlementaire de la part de la juge d'instruction.