Municipales 2020 : Marine Le Pen évoque un "gigantesque aveu de faiblesse" de LREM qui se dit prête à se désister face au RN

La présidente du Rassemblement national a estimé sur BFMTV que "ce front républicain est voué à l'échec total".

Marine Le Pen lors d\'une conférence de presse, le 23 janvier 2020, à Nantes.
Marine Le Pen lors d'une conférence de presse, le 23 janvier 2020, à Nantes. (LOIC VENANCE / AFP)

La réponse au "front républicain". Marine Le Pen a estimé, dimanche 2 février, que la stratégie de désistement de La République en marche (LREM), annoncée samedi par Stanislas Guerini pour battre le RN aux municipales, "est un gigantesque aveu de faiblesse" du parti au pouvoir. "A un niveau électoral très important comme l'est le Rassemblement national dans des tas de territoires en France, ce front républicain est voué à l'échec total", a aussi prédit la présidente du Rassemblement national sur BFMTV.

Le délégué général de LREM a indiqué qu'au second tour des élections municipales, les candidats (LREM) "s'ils sont placés en troisième position et donc pas en mesure de battre le RN, je leur demanderai de se désister ou de fusionner leur liste avec celle du candidat le mieux placé". Stanislas Guerini s'exprimait à l'occasion d'une réunion publique à Saint-Raphaël (Var) dans un département où l'extrême droite obtient en général de très bons scores.

"Une collusion entre LREM et Les Républicains"

Marine Le Pen, elle, pense "qu'ils vont se faire désister par les électeurs", car "encore faut-il pour cela qu'ils arrivent au second tour des élections municipales et croyez-moi, dans un grand nombre de villes, ce n'est pas gagné, c'est le moins qu'on puisse dire". "Il y a toute une série de villes où ils n'ont pas de candidats" et "en réalité, tout ce cinéma vise à justifier leurs faiblesses en matière d'implantation locale, leur absence sur des départements entiers".

Tout ça est assez dérisoire.Marine Le Pensur BFMTV

Selon Marine Le Pen, ce sont "les mots du vieux monde, avec les techniques du vieux monde" et ça "ne démontre qu'une chose, c'est la collusion qui existe entre La République en marche et Les Républicains, qui présentent un candidat commun dans cent villes", ce qui est "considérable". "C'est maintenant Les Républicains en marche", a-t-elle ironisé.