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Manifestations du 1er mai : sans appeler à voter Macron, la CGT dit "aucune voix pour le FN"

À l'occasion des défilés du 1er mai, le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez a indiqué ne vouloir "aucune voix pour le FN" sans pour autant sans appeler à voter Macron.

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Radio France
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Une photocopie de la une du quotidien "Libération" du 22 avril 2002, lors d'une manifestation contre le Front national, place de la République à Paris, le 1er mai 2002. (JOEL ROBINE / AFP)

Dans la capitale, les syndicats défileront séparément en ce 1er mai, avec d'un côté la CFDT et l'Unsa, qui appellent à un rassemblement dans le 19e arrondissement de Paris à 11h, et de l'autre côté, la CGT, FSU, FO et Solidaires qui manifesteront entre République et Nation à partir de 14h30.

Si tous appellent à faire barrage au Front national le 7 mai, la CGT, elle, refuse d'appeler ouvertement à voter pour Emmanuel Macron, comme l'a fait la CFDT dès le soir du premier tour.

Les paramètres ont changé

"On dit 'aucune voix pour le FN' ", a indiqué sur franceinfo lundi 1er mai, le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez, sans pour autant, appeler à voter pour Emmanuel Macron. La CGT réclame "des alternatives sociales pour sortir les salariés et les citoyens de la crise".

Le 1er mai 2002, pourtant, les syndicats s'étaient unis pour défiler contre le FN, après la qualification au second tour de Jean-Marie Le Pen au second tour face à Jacques Chirac. Depuis, les paramètres ont changé, selon Philippe Martinez, "on n'a pas tiré les conséquences de ce vote". "Le FN est de nouveau présent au second tour, il y a besoin d'autocritique des partis de gouvernement, pour dire 'on est aussi un petit peu responsables d'avoir continué d'appliquer des politiques d'austérité' ", a expliqué le numéro un de la CGT.

Sur l'affluence attendue ce lundi après-midi, Philippe Martinez reste prudent, invoquant "la météo pluvieuse". Mais il espère faire mieux que les 85 000 personnes rassemblées en 2016. "Faut qu'on fasse encore plus, parce qu'il y a la menace du FN et ces enjeux de proposer des alternatives sociales aux politiques d'austérité", a-t-il déclaré.

Philippe Martinez : "Il y a besoin d'autocritique des partis de gouvernement."
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