Le maire FN de Beaucaire veut sanctionner l'absentéisme de ses employés municipaux

Julien Sanchez espère ainsi faire une économie annuelle de 38 000 euros sur les primes accordées à ses 340 agents municipaux.

Le maire de Beaucaire (Gard), Julien Sanchez, au congrès du Front national à Lyon (Rhône), le 30 novembre 2014.
Le maire de Beaucaire (Gard), Julien Sanchez, au congrès du Front national à Lyon (Rhône), le 30 novembre 2014. (MAXPPP)

Au-delà de vingt jours d'absence, pas question de toucher la prime de fin d'année. Le maire FN de Beaucaire (Gard), Julien Sanchez, élu en mars dernier, a décidé de sanctionner ainsi ses employés municipaux qui manqueront d'assiduité.

"Cela va faire grincer des dents"

"Ce sera la prime au travail et non plus la prime à l'absentéisme, affirme l'édile, qui doit faire adopter le dispositif mardi 3 février en conseil municipal. Cela va faire grincer des dents, on a déjà la CGT sur le dos. Ce qu'il faut, c'est parvenir à motiver ceux qui bossent, pas les autres."

Concrètement, la prime passera de 762 à 1 euro pour ceux qui auraient dépassé un mois ouvré d'absence au cours de l'année écoulée. D'après Julien Sanchez, le dispositif s'appuie sur un rapport de la Chambre régionale des comptes (CRC) datant de juillet selon lequel la "gestion du temps de travail" est "particulièrement favorable aux agents".

Le maire espère une économie de 38 000 euros par an

"Sous mon prédécesseur, Jacques Bourbousson (UDI), les fonctionnaires recevaient 762 euros de primes et ceux qui ont été absents plus de 90 jours ont tout de même perçu 200 euros", assure Julien Sanchez. Avec cette nouvelle procédure, le maire espère faire une économie annuelle de 38 000 euros sur les primes accordées à ses 340 agents municipaux.

D'après le rapport de la CRC, l'absence moyenne des fonctionnaires municipaux de Beaucaire s'élevait à 28 jours en 2011 contre 23 pour la moyenne nationale. Au total, le nombre d'heures de travail perdues équivaut à 6 à 9 temps pleins.