Jean-Marie Le Pen assigne le FN en justice et réclame 2 millions d'euros au parti

Le cofondateur du parti réclame cette importante somme au Front national en réparation de son exclusion.

Jean-Marie Le Pen, le 5 septembre 2015 à Marseille (Bouches-du-Rhône).
Jean-Marie Le Pen, le 5 septembre 2015 à Marseille (Bouches-du-Rhône). (BORIS HORVAT / AFP)

C'est un nouvel épisode de la bataille judiciaire entre les Le Pen père et fille. Jean-Marie Le Pen a assigné, mercredi 14 octobre en justice, le Front national pour demander sa réintégration au sein du parti. Le tribun sulfureux de 87 ans a été exclu le 20 août du parti qu'il a cofondé. Il réclame également deux millions d'euros au FN au titre de dommages et intérêts.

Cette procédure ouvre la perspective d'une audience devant le tribunal de grande instance de Nanterre (Hauts-de-Seine), à une date qui reste à déterminer. Wallerand de Saint-Just, trésorier du parti, a confirmé avoir reçu cette assignation, délivrée par huissier au siège du FN à Nanterre.

Un "très grave préjudice", selon Jean-Marie Le Pen

Selon cette assignation, dont le journal L'Opinion publie des extraits, Jean-Marie Le Pen demande sa "réintégration parmi les membres" du parti. Il demande également à la justice de "constater en tout état de cause que l'exclusion prononcée ne saurait avoir pour effet de remettre en question [sa] qualité de président d'honneur" et "de le priver des droits et devoirs statutaires attachés à cette qualité".

Dénonçant dans ce texte "un grand nombre de voies de fait", l'avocat de Jean-Marie Le Pen, réclame par ailleurs 2 millions d'euros de dommages et intérêts au parti. Et ce en réparation "du très grave préjudice" porté "à la fonction de président d'honneur" ainsi qu'"à sa dignité, à son honneur, à sa notoriété et à son action politique".

Jean-Marie Le Pen a été sanctionné par le bureau exécutif du FN après une série de nouvelles provocations à propos de la Shoah. Il avait annoncé dans la foulée qu'il continuerait à se battre en justice, après avoir remporté en juillet trois victoires judiciaires contre le parti dirigé par sa fille.